AccueilRechercherGroupesS'enregistrerConnexion



 
><

Partagez | 
 

 [Abandonné][La librairie]Chapitre V : Un moment de recherche (Pv: Saichiko Ichiyanagi)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage

Invité
avatar

Invité


MessageSujet: [Abandonné][La librairie]Chapitre V : Un moment de recherche (Pv: Saichiko Ichiyanagi)   Ven 28 Fév - 0:50


Chapitre V : Un moment de recherche


Il fait chaud. Horriblement chaud pour notre jeune homme qui vient à peine de sortir du lit. C'est comme si l'on sortait un monstre des neiges et qu'on le mettait dans l'été, en pleine saison. Kenshin n'aime pas la chaleur, il ne l'aime plus. Il n'aime plus les balades, il n'aime plus les sorties. Pourtant, aujourd'hui, il y est obligé. On est Samedi. Devant rendre compte pour un dossier, soit disant important pour la fin de l'année et qu'il serait grand temps de s'y mettre, bla, bla.. C'est du bon pied qu'il s'est donc levé et se dirige d'un pas non décidé vers la librairie de la ville. Quoi de plus normal, lorsqu'il fait chaud, de sortir couvert. C'est la logique de notre ami. Vêtu d'une veste noir, d'un tee shirt blanc en dessous de celle-ci, d'un jean délavé et de baskets vieilles de plusieurs années, noires également, il sortit du lycée comme en plein hiver. Par habitude assez nudiste sur les bords, à une époque, il aime maintenant les choses plus... conventionnel, dirait-on. Lorsqu'il aperçu du coin de l'oeil ce grand batiment devant lui, il se demande s'il était ici depuis un certain temps et comme l'on avait pu construire une telle bibliothèque géante en si peu de temps. Bien sûr, ces questions, personne ne se les posaient et ce n'est pas à un ami qu'il allait les poser, puisqu'il n'en a pas. Ce qui lui convient parfaitement, détrompez-vous. Il est plutôt du genre solitaire, m'voyez, plutôt comme ceux que l'on recycle sur le bord d'une route, qu'on exclue du groupe par leur originalité. On ne l'a pas exclu. Loin de là, son joli petit minois , si triste soit-il en ces temps durs, doit plaire à beaucoup de filles. Il n'aime pas les filles. Il n'est pas gay non plus, je vois déjà vos sourires. Il est juste.. asexué. Voilà, asexué. J'exagère un petit peu, mais il n'aime pas ce poser la question de savoir si une fille ferait une parfaite copine ou si un homme ferait un parfait compagnon de route. Car il ne veut ni copine, ni amis, ni copain, ni animal de compagnie, ni groupies, ni toute autre invention que la nature est pu lui donner ou est eu envie de créer. Alors, donc, lorsqu'il franchit ces portes d'un pas lent, avec le moins de bruit possible, la première chose qu'il remarqua fut la grandeur de celui-ci. Des milliers de livres doivent être entreposés ici, si ce n'est plus, mais il n'allait pas s'amuser à les compter. Kenshin prit le temps d'observé les lieux un instant, en toute discrétion pour que personne ne remarque que c'était la première fois qu'il m'était les pieds dans une librairie de sa vie. Pour lui, c'était seulement un endroit où l'on pouvait lire, louer ou acheter des livres la plupart du temps. Cette librairie n'est pas si grande, en réalité, mais la vision de Kenshin est légèrement amplifié. Il ne met que rarement les pieds dehors, alors imaginé que le simple fait de voir quelqu'un le rends nerveux. Il se dirge dans le rayon Histoire, pressé d'en terminer avec ce calvaire. Certaines personnes le regarde traversé d'un œil distrait et ce remette tout de suite à l'ouvrage quand ils avaient compris que Kenshin n'était ni un Yankee ou autre criminel venu souiller leurs  précieux ouvrages. D'autres, plus discret, ou du moins voulant l'être, ne décollent pas le nez de leur bouquins, mais l'oreille en revanche est déjà suspendu au lèvre de notre jeune homme, comme si ces prochaines paroles serai bénites. Seul un soupir agacer en sorti et pu découragé les plus tenaces qui attendaient déjà depuis quelques minutes une illumination. Une fois l'ouvrage trouvé, Kenshin prit place à une table isolée. Du moins, il l'as pensait isolé jusqu'à ce qu'il pose assez violemment l'ouvrage sur la table et qu'il remarque en face de lui une jeune femme, air enfantin et cheveux légèrement blond, visiblement prise dans une lecture. Il lève les yeux au ciel, se demandant qu'elle chance il a et s'apprête à se lever jusqu'à remarquer les visages curieux tourner vers lui. Hésitant un instant, c'est avec une moue qu'il se ravise, préférant une fille muette et innocente à de vieilles pies ou vieux croûtons de l'an deux mille.
Il ne prit guère attention à la demoiselle depuis ce moment-là, regardant l'ouvrage poussiéreux et sûrement aussi vieux que lui, si ce n'est plus, posé sur la table.  Il balaye celui-ci, souffle légèrement dessus et commence à en feuilleter les feuilles une à une. L'ennui le gagna vite et il posa un coude sur la table, sa tête reposant dessus. Une mèche blanchâtre lui tomba devant les yeux, ce qui ne semble pas le gêner dans sa lecture. Heureusement pour lui, cette pièce de la librairie était consacrée à cela : l'on pouvait y lire librement les ouvrages, du moment qu'on ne les abîmait pas ou qu'on ne les volaient pas, cela va de soit.
Revenir en haut Aller en bas

Invité
avatar

Invité


MessageSujet: Re: [Abandonné][La librairie]Chapitre V : Un moment de recherche (Pv: Saichiko Ichiyanagi)   Ven 28 Fév - 22:18



Samedi, qu'est-ce que j'aime ce jour. Il me permet de me reposer et de décompresser après l'école mais attention tout cela sans oublier que j'ai des devoirs pour le lundi.

Je me suis réveillée bien tard, une bonne grasse matinée pour être en forme et enfin sentir les effets d'un bon repos. Je sais bien qu'on risque de me dire « Oui mais en te réveillant tard tu perds une partie de ta journée » et bla bla bla. Non mais sérieusement, osez me dire que vous n'avez jamais fait la grasse matinée et ainsi émerger de votre sommeil après 10 h. Ah ! Comme c'est bizarre, d'un coup c'est calme. Vous n'avez plus rien à me dire ?
Parfait, dans ce cas je peux continuer mon histoire.

Donc après m'être réveillée j'ai mangé, comme toute personne normale d'ailleurs.
Je ne savais pas quoi faire. Une ballade en ville ? Mmmm non je ne suis pas vraiment enthousiaste pour en faire une, peut-être plus tard. Qui sait ? Je vous entends venir avec votre "Toi, tu sais !". Est-ce qu'on se sent fort en sortant cette phrase de notre bouche ? Je vais simplement vous dire, que je ne suis pas sûre du futur et que je ne peux donc pas affirmer que je ne vais pas faire ballade ou quelque chose s'y rapprochant. C'est vous dire, je ne sais même pas ce que je vais faire dans 5 minutes. N'est-ce pas dommage ?

Aaaaah mais je sais ! Je vais aller à la librairie, je devrais y trouver de quoi faire pour me divertir. Surtout que j'aime lire.
Je pourrais passer des journées entières avec mon nez plongé dans un bouquin. Cela paraît sans doute absolument antisociable et ça peut mener à une solitude. Mais sincèrement, le calme a du bon. Et il est de temps en temps nécessaire de s'éloigner de la populace pour connaître un moment de sérénité. Mais attention tout cela ne veut pas dire que je ne suis pas sociable, ça signifie simplement que je m'investis dans un loisir et dans ce cas-ci la lecture.

Il faut donc que je m'habille. Eh bien oui, je suis encore en pyjama et il est clair que je ne vais pas sortir comme ça. Je me suis dirigée vers mon armoire, j'ai pris des bas opaques et une robe. Avant de sortir j'ai enfilé ma veste et j'ai mis une écharpe autour de mon cou fin.
Je prends mon sac à main et me dirige vers les rues.
Je marche en regardant mes pieds, ce n'est peut-être pas une bonne idée, vous avez raison. Mais je ne veux pas lever la tête pour regarder en face de moi. D'ailleurs j'ai bien faillit rentrer dans plusieurs passants, il faut avouer que je suis quelque peu maladroite. Mais il est vrai que sur ce coup-ci, je serais fautive si je tombe ou si je renverse quelqu'un. Au moins une chose est sûre ! Je ne peux pas tomber sur un caillou. Tout d'abord parce que je marche en regardant mes pieds et que je fais donc attention mais surtout car je marche sur un trottoir et qu'il est ... relativement rare de croiser une petite pierre sur le chemin. De ce côté-là je suis sauve.

Après ma petite ballade, oui ballade parce que j'ai fait l'effort de marcher jusqu'à la librairie. Je m'arrête devant le bâtiment, je reconnais bien les marches qui mènent à la porte d'entrée. Je ne lève pas la tête pour autant, non, je mets mon pied droit sur la première marche puis le pied gauche sur la deuxième, ainsi de suite par alternance jusqu'à ce que j'arrive près des portes vitrées.  Je lève enfin mon visage et tourne mon regard vers les poignées, je pousse une des deux portes. J'arrive dans un petit hall et je me dirige donc à l'intérieur de la librairie.

La chaleur que l'intérieur du bâtiment dégage est grande, tellement forte que je retire ma veste et mon écharpe. Si je serai restée avec je serais certainement morte de chaud à l'instant même où je vous parle.

Bizarrement, il y a plus de monde que la dernière fois où je suis venue. Mais le calme règne quand même, encore heureux. Imaginez une libraire avec du bruit, comment voulez-vous lire avec autant de sons qui viennent perturber votre oreille ?
Donc je me dirige vers un rayon où sont entreposés les grands classiques. J'en prends un, mon préféré : "Notre Dame de Paris" de Victor Hugo.
Tout le monde le connaît sans pour autant l'avoir lu. Vous devez bien la connaître, cette histoire avec Quasimodo, cet homme difforme et repoussant par son physique qui est amoureux d'Esmeralda et Esmeralda, la magnifique gitane aux cheveux noir ébène qui danse sur la place de la ville. Vous l'avez peut-être même vu en dessin animé, en pièce de théâtre ou même film. Qui sait ? VOUS ! Ah j'ai pu vous dire cette saleté de pronom personnel. Ça vous fait quoi ? Ah ... Rien ... D'accord je note.

Je prends le livre de l'étale et me dirige vers les tables mises à disposition, il n'en reste qu'une seule de libre. C'est mon jour de chance ! Je suis contente de pouvoir être seule même si une personne de plus ne me dérangerait pas, du moment que celle-ci ne fait pas de bruits.

Je commence ma lecture, j'avance bien, je suis complètement plongée dans ce récit que j'ai déjà lu à plusieurs reprises.
"[...] mort, plus un souffle d'air dans ses cheveux, plus un bruit humain à son oreille, plus une lueur de jour dans ses yeux, brisée en deux, écrasée de chaînes, accroupie près d'une cruche et d'un pain sur un peu de paille dans la mare d'eau qui se formait sous elle des suintements du cachot, sans mouvement, presque sans haleine, elle n'en était même plus à souffrir, Phoebus, le soleil, midi, le grand air, les rues de Paris, les danses aux applaudissements, les doux babillages d'amour avec l'officier, puis le prêtre, la matrulle, le poignard, le sang, la torture, le gibet, tout cela repassait bien encore dans son esprit, tantôt comme une vision chantante et dorée, tantôt comme un cauchemar difforme ; mais ce n'était plus qu'une lutte horrible et vague qui se perdait dans les ténèbres, ou qu'une musique lointaine qui se jouait là-haut sur la terre, et qu'on n'entendait plus à la profondeur où la malheureuse était tombée.[...]"
Il faut bien avouer que Victor Hugo a une belle plume. Je suis toujours plongée dans l'histoire qui me passionne et ainsi que mes pensées, je dévore le livre assez rapidement.

Soudain un grand bruit me sort de ma lecture, je regarde d'où il vient, celui-ci a bien dû résonner dans toute la salle, je lève mes yeux du grand bouquin. Devant moi se trouve un garçon aux cheveux blancs. Il est relativement beau, il doit être du genre Don Juan. Eh oui, un autre classique ! Pas mauvais d'ailleurs, je vous le conseille.

Je le regarde un peu étonnée, il n'a pas l'air content de sa présence ici.

Je ne réfléchis pas et lui dit :

« Tu n'as pas l'air content d'être ici »

En même temps c'est écrit noir sur blanc sur son front. Mais je me sens gênée de la manière brusque avec laquelle je lui ai parlé...

Revenir en haut Aller en bas

Invité
avatar

Invité


MessageSujet: Re: [Abandonné][La librairie]Chapitre V : Un moment de recherche (Pv: Saichiko Ichiyanagi)   Sam 1 Mar - 15:46



La jeune demoiselle qu'il a devant lui adresse la parole une première fois. Il ne prit pas la peine de l'écouter, ni même de l'entendre. Pourquoi parler à des gens ? Pourquoi se faire du mal à nouer des liens ? Il lève la tête, sa mèche devant son œil gauche bougea de place et il put plongé ainsi son regard dans la jeune fille.  Elle avait ce même regard. Ce regard de gentillesse et de bonté qu'il lui connaissait temps. Anna... Alors en sa mémoire, il répondit à la demoiselle.

« Je n'aime pas être ici. »

Un ton sec, froid et dur. C'était peut-être mérité, après tout il ne l'avait pas forcé à prendre la parole, ni même à avoir ces mêmes yeux qu'elle. Il soupira et reprit sa lecture. Inintéressante. Il a encore du mal avec le coté social des situations. Auparavant, il aurait sourit, dis gentiment Bonjour et se présenter telles que lui montrent ses coutumes. Pas aujourd'hui, pas comme ça. Si tôt, c'était impossible. Cela faisait seulement huit mois et pourtant, c'était encore chaud au fond de son cœur. Il ne pouvait tourner la page à la mort. La vie n'était pas pour lui pour l'instant. Il regarda de nouveau le regard de la demoiselle en face de lui... Et si ?

« Comment tu t'appelles ? »

La curiosité de son prénom, de son nom même est devenu esssentiel au jeune homme. Peut-être avait-elle un lien de parenté avec elle. Qui sait, peut-être qu'elle étaient sœurs. Il regarda de nouveau l'ouvrage poussiéreux et se sentit bête d'espérer de telles choses. Impossible. Anna n'avait aucune famille viable. Et si cette jeune fille était de la sienne, cela ne serait qu'une coïncidence. Les coincidences sont le mal. C'est ces choses là qui vous font souffrir. Il soupire de nouveau. Bougeant la première page, la deuxième, puis la troisième. Frénétiquement.

« Fais chier. »

Il n'arrive plus à ne penser à elle sans souffrir. Ce cri d'espoir était trop fort. Les regards se posent encore sur le jeune homme, se questionnant intérieurement sûrement ce qu'avait pu faire la jeune demoiselle pour qu'il dise ces mots.  Hélas, elle n'y est pour rien. Kenshin s'appuya sur sa chaise, laissant sa tête partir vers l'arrière et observer le plafond. Il vit l'image d'Anna flotter au dessus de lui. Un sourire s’entraperçut sur son visage, un sourire vide d'espoir quant à lui. Puis l'image s'effaça et Kenshin ferme les yeux, pour la revoir encore et encore.
Revenir en haut Aller en bas

Invité
avatar

Invité


MessageSujet: Re: [Abandonné][La librairie]Chapitre V : Un moment de recherche (Pv: Saichiko Ichiyanagi)   Sam 1 Mar - 17:45



Le jeune garçon installé juste devant moi n’a pas l’air d’apprécier ma présence, peut-être que j’ai été trop brusque voir même indiscrète. Mes yeux ne se détachent pourtant pas de lui. Peut-être à cause de la froideur de sa réponse. Je ne sais pas, quelque chose à l’air pourtant de le tracasser, si ça se trouve rien que ma présence l’insupporte bien que je ne le connais pas. Non mais deux secondes là … Pourquoi je m’en fais de ce qu’il pense de moi alors que d’habitude ça m’est complètement égal. Et puis si ma présence ne lui plait pas, ce n’est pas mon problème ! J’étais là avant lui et c’est sa faute si je ne sais plus où j’en suis dans mon bouquin. Oh là … ça fait un peu gamin non ? Reprends-toi  Saichiko !

Perdue dans mes pensées, je ne me suis pas immédiatement rendue compte qu’il m’a posé une question. Enfin … sur le moment j’ai entendu les mots mais mon cerveau ne les a assimilés que quelque seconde plus tard.

« Euh … Comment je m’appelle ? …. Saichiko Ichiyanagi »

Je n’ai jamais mis autant de temps pour répondre à une question. En particulier quand cette dernière concerne mon identité. Je ne sais pas ce que j’ai mais je suis complètement distraite. La moindre des politesses serait de lui poser la même question, mais je dois avouer que je n’y pense pas sur le moment. Je vous ai dit, je suis distraite. Je vous vois déjà venir avec vos « Haaaaan elle se dit polie mais elle s’en fout de savoir qui est la personne à qui elle parle. » Refermez vos bouches grandes ouvertes et s’il vous plait ne m’en voulez pas. Gomenasai.

J’essaye de reprendre ma lecture où j’étais mais je n’y parviens pas … Et dire que je me suis arrêtée en plein milieu de mon livre préféré … Quelle honte !
Bon … peut-être pas pour vous, mais c’est le cas pour moi.

Je peux entendre le bruit des pages qu’il tourne tandis que moi, eh bien, moi j’ai le gros bouquin qui cache une partie de mon visage. Un peu comme si je voulais me cacher mais au-dessus du livre on peut voir mes yeux brun rougeâtre.

« Fais chier »

Quelque chose ne va pas ?
Il a l’air aussi déconcentré que moi. Je me demande bien à quoi il pense de manière si intense. Pourtant un livre est un livre et il ne peut pas faire penser quelqu’un à ce point surtout s’il s’agit d’un livre d’Histoire. Il a probablement des problèmes personnels, ce n’est pas à moi de le déranger à ce sujet. Même si ma curiosité me pousserait à lui demander ce qui ne va pas. Je vais pour une fois rester silencieuse.

Il laisse sa tête partir vers l’arrière et là, un sourire s’affiche sur son beau visage clair. Ses cheveux ont une tenue incroyable, je regarde leur couleur : Blanche. Ce blanc si pur ressemble à une neige nouvelle qui vient se poser en hivers sur les lampadaires de la ville et qui recouvre une grande partie du pays. Je suis dans une mélancolie un peu comme ces grands écrivains qui tiennent du courant romantique. Rien de plus mélancolique qu’un hiver blanc.
Son sourire ne ressemble pas à celui de quelqu’un qui se souvient d’un moment de rire. En parlant de mélancolie, son sourire a l’air mélancolique, voilà c'est cela. Comme s’il pense à quelque chose de triste mais qu’il s’efforce de ne pas le montrer. Pourquoi rester seul avec ses problèmes. C’est dans ce genre de moments qu’on souhaite avoir quelqu’un à qui se confier. Si ça se trouve c’est bien le cas pour lui, il a peut-être déjà quelqu'un avec qui il partage ses secrets.

Il ferme les yeux, je ne veux pas le déranger mais je souhaiterais connaître aussi son identité puisqu’il a demandé la mienne. Eh oui ! C’est maintenant que j’émerge. Et puis je ne peux pas le laisser avec une pensée qui a l’air si triste.
Cependant je ne veux vraiment pas l’importuner. Mais il le faut bien tôt ou tard non ? Vous n’êtes pas d’accord ? Aaaah je me disais bien que oui.

J’essaye timidement de le sortir de sa "rêverie" même si ça semble maladroit.

« Hum … Et … toi ? Comment t’appelles-tu comment ? »

Je le regarde avec toujours autant d’attention en attendant sa réponse.

Revenir en haut Aller en bas

Invité
avatar

Invité


MessageSujet: Re: [Abandonné][La librairie]Chapitre V : Un moment de recherche (Pv: Saichiko Ichiyanagi)   Sam 1 Mar - 18:54



« Anna.. .Ton sourire... Ta voix... Tes larmes... Tes mots. Pourquoi es-tu parti ? Si tôt, alors qu'on avait l'avenir à construire. Je t'aurai donné des enfants, je t'aurai épousé, j'aurai tout fait pour toi. Tu es parti. Sans moi. Tu m'as abandonné. La mort nous a séparer. Elle a gagnée une bataille, elle ne gagnera pas la guerre. J'irai la rejoindre. Bientôt. Je ne sais pas quand. Quand j'aurai trouvé la force j'irai.. »


Ces paroles résonnèrent dans la tête de Kenshin. Les paroles qu'il s'étaient dîtes lors de la mort d'Anna. Comment les oublier ? Et grâce à qui ? Personne. Personne ne pouvait être capable d'une telle prouesse. Une voix. Anna ? Non, une voix plus douce. Il ouvrit les yeux, encore humide et regarda la femme devant lui. Ces yeux. Saichiko..

« Je m'appelle Ogawa Kenshin. »

Il resta la, à la regarder du coin des yeux, sa tête toujours posé en arrière. Il finit par se redresser et ferme le livre violemment, se lever et se diriger vers l’escale ou il posa le livre.
Respirant un instant, il soupire, bruyamment encore une fois, posant une main sur son cœur. Il lui fait mal. Une douleur immense. Une douleur incomblée depuis trop longtemps. Kenshin regarde un instant la porte de sortie et la table où se trouve Saichiko et hésite longtemps avant de finalement s'asseoir en face d'elle, une nouvelle fois. Il regarda son livre, ses yeux et glutta légèrement avant d'ouvrir la bouche.

«  Qu'est ce que la mort à tout prendre ? Un mauvais moment, un péage, le passage de peu de chose à rien. »

C'était un extrait de Victor Hugo, et plus précisément, du livre qu'elle lisait avec temps d'entrain. Elle représente étrangement son état d'esprit. Kenshin détourna les yeux un instant pour regarder les autres personnes présentes qui les scrutaient des yeux. Ne remarquait-elle donc rien ? Peut-être qu'elle s'en fiche après tout, qu'on les observent comme des animaux. C'était sûrement une habitude pour moi, mais peut-être pas pour elle. Grinçant des dents, il reprit la parole.

« Tu aimes lire ? »


Il se fait violence, il le sait. Mais après tout, peut-être est-ce le seul moyen ? Se forcer. Se forcer à vivre pour exister. Pour être quelqu'un d'autre. Non, c'est trop dur. Le jeune homme sert les poings sur la table et donne un coup violent sur celle-ci avant d'aller se réfugier derrière les étagères. Il fit semblait de choisir un livre, mais reste là, le temps de ce calmer. Après tout, il n'avait rien à faire là et ses recherches n'avance pas. Pourquoi s'obstinait-il alors entre la vie et la mort ?

Revenir en haut Aller en bas

Invité
avatar

Invité


MessageSujet: Re: [Abandonné][La librairie]Chapitre V : Un moment de recherche (Pv: Saichiko Ichiyanagi)   Dim 2 Mar - 13:03

Je reste là, assise et muette. Il s'appelle donc Kenshin. Un nom pas trop long ni trop court, en tout cas je suis sûre de pouvoir le retenir. Après tout son visage a l'air de me rester en tête, j'ai une soudaine impression de le connaître ou de déjà-vu. Pourtant je ne connaissais pas ce jeune homme grand et aux cheveux blancs neige. Bizarre n'est-ce pas ?

Il se lève et quitte la table où nous étions à deux, seuls. Enfin presque seuls, les gens qui se trouvent à l'intérieur de la librairie nous observent depuis le début. Non pas que je n'y ai prêté aucune attention, c'est simplement que je ne vois pas l'intérêt de leur accorder la moindre importance. De plus, s'ils nous regardent c’est qu'ils n'ont rien d'autre à faire. Comme c'est triste ... pour eux, du moins.

Je le suis des yeux, il a quelque chose qui fait que je ne peux m'empêcher de le regarder. Je l'observe au loin, il dépose le livre sur l'étagère où il se trouvait quand il l'a pris. Et moi ... Je suis là avec mon livre de Victor Hugo dont j'ai à la limite laissé tomber la lecture. Pourtant ce roman est captivant. Si ce garçon m'intrigue tellement c'est qu'il doit bien y avoir une raison, il semble tellement seul mais on a l'impression qu'il ne veut pas qu'on soit proche de lui. Il ne faut pas tirer de conclusions hâtives surtout que je ne le connais pas.

Je le suis furtivement du regard tel une véritable espionne. Il n'empêche que ce serait digne de James Bond, je suis même quasiment persuadée que je ferais un bon agent secret. Même si je ne suis pas discrète. En tout cas, Kenshin n'a pas dû remarquer que je l'observe et analyse des moindres faits et gestes. En fait ... Dis comme ça, on dirait que je suis une stalkeuse alors que ce n'est pas du tout le cas.

Attendez ... Il revient. Peut-être que ma présence ne le dérangeait pas tant que cela ? Il commence peut-être à m'apprécier déjà ? Qui sait ? Eh oui ! Seul lui est au courant. D'ailleurs je me demande bien à quoi il pense.
Je vois ses lèvres bouger et j'attends que mon cerveau analyse chaque mot et qu'il me donne le sens de ce que mon interlocuteur disait.

Il m'a cité une phrase de Victor Hugo qui plus est de mon livre favoris, Notre Dame de Paris. Il l'a certainement lu ! Aime-t-il ce livre ? Aime-t-il la plume de l'écrivain de génie qui a rédigé ce fameux bouquin ? A l'heure qu'il est Esmeralda danse probablement sur la place de Paris afin de gagner de l'argent. Quant à Quasimodo il doit observer la belle de loin, insaisissable pour lui, il se ttrouve bien trop repoussant. Osera-t-il un jour avouer ses sentiments à la belle gitane aux cheveux noirs dansant pieds nus à Paris ? Ne le saura-t-on donc jamais ?
Mais la phrase que le jeune garçon devant moi venait de citer porte à réflexion, c'est bien Victor Hugo ça, il cherche toujours à faire en sorte que nous nous posons des questions. Néanmoins la fameuse phrase peut être un bon sujet de rédaction.

« Oui j'aime lire, en particulier s'il s'agit d'un livre de Victor Hugo »

Se poings sont serrés sur la table et il donne un coup sur cette dernière. Quelque chose ne va pas ? Je pense qu'il vaut mieux que je fasse comme si je n'avais ni vu ni entendu ce qui peut paraître comme un mécontentement.

« Tu as cité du Victor Hugo, de nos jours, peu de jeunes aiment ses livres. Je suis agréablement étonnée. »

Je force un sourire, oui je suis contente mais cependant je me demande ce que ce garçon a de si terrible à cacher et qu'est-ce qui le met dans cet état ? Ça ne peut pas être moi non ?
Je dépose le livre et le referme, de toute façon cela fait bien des minutes que je ne réussis pas à lire l'enchaînement de lignes dans mon précieux livre.

Je ne sais pas où va aller la discussion mais je ne veux pas m'arrêter là, il y a tellement de choses qui m'interpellent chez lui. Pourquoi semble-t-il si malheureux et seul ? Je ne cesse de me le demander. Je parviendrais à recevoir une réponse à ce sujet

Qui sait ce que l'avenir va nous réserver ? Dieu seul le sait. Je scrute l’endroit en plein air.
Revenir en haut Aller en bas

Invité
avatar

Invité


MessageSujet: Re: [Abandonné][La librairie]Chapitre V : Un moment de recherche (Pv: Saichiko Ichiyanagi)   Lun 3 Mar - 13:03



En quelques instants, beaucoup de choses peuvent se passer. Des disputes, des incompréhensions, des étonnements. C'est ce qui vient de ce passer en l'espace de dix minutes. Alors que Kenshin est perdu dans les rayons, la demoiselle le suit du regard et aussi, le suit tout court. Que veut-elle ? Il ne sait pas, mais le serait bientôt. Il lui demandera quand il se sera calmer. Son cœur ralentit peu à peu, sa respiration aussi. Alors, il regarde le sol et réponds aux interrogations de la demoiselle qu'elle se pose surement en silence pour le suivre ainsi.

«  Ca va. J'ai juste encore du mal à propos de la perte de quelqu'un qui m'est chère...»


Appuyé sur l'étagère de sa main droite, courbé vers le sol, Kenshin respire doucement pour évité de penser à elle. Anna... S'il te plait, ne pars pas. Réveille toi... Une larme coula sur le sol. A croire qu'il passe ses journées à pleurer. C'est vraiment une fille, au fond. Alors que la larme sèche sur le sol dur et froid, son visage sèche de nouveau. Personne ne peut voir la douleur qu'il a au fond de lui. Il se redresse, titube un petit peu et s'assoie de nouveau par terre. Touchant son front un instant, il remarque que celui-ci est chaud. Trop chaud. Kenshin a de la fièvre. Il manquait plus que ça pour le jeune homme en détresse. Il doit sortir de cette endroit avant que quelqu'un ne remarque son malaise et revoir ces camions de pompiers si horrible à ses yeux. Alors il se redresse, passa à coté de la demoiselle et se dirige dans une salle, n'importe laquelle. Il passe une porte et la referme. Il est dans le placard où l'on range les balais et le matériel pour nettoyer. Petit, mais assez grand pour contenir deux ou trois personnes. Il s'appuie contre le mur et respire. Ce n'est pas dans son habitude d'être faible ainsi, il le sait. Il se contrôle, ne veut pas qu'on appelle les secours. Il essaye de sortir son téléphone de sa poche, le fait tomber. Le jeune homme essaye de le ramasser par terre à son tour, l'attrape et regarde son fond d'écran. Il ne reste qu'une photo d'Anna et lui. C'est tout ce qui reste d'elle. Alors l'écran commence à être mouillé et Kenshin enfouit sa tête entre ses jambes, blottit contre ses genoux. Il entends des bruits de pas. Alors il murmure.

«  Laisse-moi tranquille... »

La solitude est ce qui avait de mieux pour lui, il le savait, il le comprenait. Il ne veut personne à ces cotés. Jamais plus il ne souffrira ainsi de la perte d'un être cher.

Revenir en haut Aller en bas



Contenu sponsorisé


MessageSujet: Re: [Abandonné][La librairie]Chapitre V : Un moment de recherche (Pv: Saichiko Ichiyanagi)   

Revenir en haut Aller en bas
 
[Abandonné][La librairie]Chapitre V : Un moment de recherche (Pv: Saichiko Ichiyanagi)
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Chapitre 5: La guerre est une horreur [Event]
» Enfant abandonné à Morne Calvaire dans un champ de mais
» Enfant abandonné ou tué devant Food for the Poor- Attention photos sensibles
» PACHA petit lhassa apso 9 ans abandonné (62)
» Rufus, caniche abricot de 4 ans, abandonné 2 fois ! (dép56)

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Lumen :: Hors-jeu :: Archives :: Anciens RPs :: Abandonnés-