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 Seven Days [Solo]

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Cancre

Cancre


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MessageSujet: Seven Days [Solo]   Mer 26 Aoû - 9:53

Seven Days
Titre basé sur "Seven Days" de Bob Dylan


Cette histoire est un flash-back racontant 7 jours précis dans la vie de Derek avant son arrivé à Lumen. Chaque journée à une importance significative et en dévoile beaucoup sur le personnage et sa vie, et seront donc dévoilée au fur et à mesure.

3 ans dans le passé.

Il faisais chaud. Les rayons lumineux du soleil brulait ma peau à chaque fois que j'osais sortir dehors, mais pas autant que ma flamme interne ce jour-ci. Cette région urbaine n'avait que peu d'intérêt habituellement, mais une fois que le soleil s'était éveillé de sa léthargie dépressive pour nous cramer de son bonheur ardent, la ville devenait soudainement intéressante. Des nanas magnifiques en petite-tenue essayant de bronzer dans des parcs, les bandes de potes qui se retrouvait enfin en dehors d'un coin sec pour aller au skate-park ou que sais-je... Et puis en même temps, c'était bien normal; outre le soleil c'était aussi les vacances scolaires. Pas de profs, pas de cours incessant, juste... La liberté, la joie, l'amusement.

Je sortais de chez moi après avoir déposer un baiser sur la joue de ma mère pour me diriger vers le monde extérieur. Je ne savais pas qu'est-ce que j'allais faire encore, peut-être aller sonner chez un de mes potes pour voir si on allait se faire un truc. Après tout, j'avais 13 ans, bien que je commençais à découvrir les joies de la masturbation, je n'en était pas encore à mon hédonisme masochiste; non, la vie était beaucoup plus simple à cette période.

Me dirigeant au croisement que je prenais habituellement tout les jours pour aller voir mes potes, au moment ou j’eus tourner à droite pour emprunter l'escalier, heurtais une demoiselle que je ne connaissais point en même temps d'être heurter par un sentiment bien étrange.

Elle avait les cheveux longs, sauvages, qui dansait dans le vent chaud de la canicule, un joli minois qui semblait tout droit être sorti d'une peinture magnifique, des lèvres pulpeuses abritant une langue qui donnait envie de danser infiniment avec, et surtout... Des yeux d'un marron perçants. Tellement perçant que j’eus l'impression de me prendre une balle de 45 droit dans mon cœur. J'avais le ressenti qu'elle pouvait scruter les moindre recoin de mon âme... La lumière se réfléchissant sur la surface de ses rétines me donnait l'impression de voir l'infini de l'univers. Elle avait un collier autour du cou, comme si c'était un animal sauvage qui avait été apprivoisé.

Les deux secondes d'observations mutuelles m'avait semblait être une éternité forte agréable. Sur le moment, tout ce que je voulais était que ce moment ne s'arrête jamais. Le vent faisait voler les papiers désormais inutile dans l'air tout en faisant voler sa chevelure qui cascadait le long de ses épaules, les voitures klaxonnait sans cesse, et j'étais là comme un con...

"Euh... Excuse-moi... Je... J'ai pas fait exprès... Tu... t'appelles comment ?" dis-je d'une manière apeuré de la faire partir à cause de ma timidité, comme si j'avais peur de faire fuir le chat que je voulais caresser.

Elle sourit, ce qui fût la plus belle chose que j'eusse vue de ma vie et me répondit d'un air enjouée: "Alicia. Et toi ?"

Je ne put qu'être surpris d'une telle réaction. Habituellement, les nanas me fuyait plus qu'autre chose. A part mes amies, et mes camarades de classes qui profitait de mes pitreries ce qui me donna accès à une certaine popularité, celles qui ne me connaissait pas dans cette jungle de métal fuyait comme si j'étais un prédateur voulant me servir d'elle comme diner.

"Derek !" m'exprimais-je d'une manière quelque peu enjoué. Je me disais qu'avec une telle réponse, elle se foutrait de ma gueule, et partirait s'occuper de sa vie. Après tout, pourquoi passerait-elle du temps avec un type comme moi... Un gamin avec un peu d’ambon point, immature et l'air complètement con la bouche grande ouverte devant la perfection incarnée.

Et là, tel le destin d'un personnage de fiction, j'eusse la chance de passer un moment à me balader avec la demoiselle. Elle disais quelque chose, j'en répondais par une autre, et tout ce que je savais à la fin, c'était que je voulais rester au milieu de cette conversation jusqu'à la fin de mes jours. Elle était un véritable électron libre incontrôlable, hautement neurotique et énergique ce qui demandait à ce qu'on la surveille constamment, moi qui était pourtant le roi de l'inattention et des gaffes. Cet accident fortuit se transformant en tempête orageuse magnifique.

"Tu devrais couper tes cheveux... Non pas qu'ils ne sont pas magnifique, loin de là... Juste que... ça mettrais plus ton visage en valeur."

"Ah oui ? Tu aimes bien les cheveux courts c'est ça ?" me répondit-elle d'un sourire ravageur qui me fis rougir.

Je crois bien que j'étais définitivement tomber amoureux de la demoiselle quand je me rendis compte qu'elle me manquait déjà dès que nous étions partis chacun de notre coté...




Dernière édition par Derek Leonheart le Ven 18 Sep - 2:45, édité 6 fois
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Cancre

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MessageSujet: Re: Seven Days [Solo]   Mer 26 Aoû - 12:25

Seven Days
Chapitre 2: Wonderwall

Quelques jours passèrent sans que je puisse profiter de sa présence, après tout la rentrée des classes était pour bientôt, il était donc normal qu'elle ne sorte pas. C'était à l'image de ma vie, dès que quelque chose de bien arrive, une véritable merde se cache derrière. Je passais les derniers jours de mes vacances le regard vitreux, comme si on m'avait enlever ce qui me maintenait en vie.

Et ce fût la rentrée des cours. La masse d'élèves dégoutés se magnant tout de même le cul pour rentrer en classe, comme si c'était un putain de jour de solde.
Après le sempiternel discours à la con inutile du principal, et bien entendu le placement des élèves dans leurs classes respectives, quelle ne fût pas ma surprise d'être non seulement dans celle de mes potes, mais aussi que la voleuse de mon cœur soit présente. Triple surprise même, elle avait les cheveux courts.

Nous nous saluâmes brièvement car nous étions obliger de visser nos derrières dans ces chaises inconfortables, et j'avais littéralement mal au cul, non pas à cause de la chaise, mais le fait que l'ont était si proche, et si loin en même temps. Je ne pût me concentrer sur autre chose que cette magnifique créature qui m'hantais définitivement l'esprit, ce qui me valut de me faire réprimander plus d'une fois par ce putain de prof.

La sonnerie retentit, sonnant le point final à cette histoire de classe médiocre, et tout les collégiens s'enfuyèrent de la stratosphère scolaire pour s'envoler vers l'horizon ensoleillé, comme si c'était de nouveau les vacances. Nous décidions de faire de même, et je pris le risque de l'inviter, qui n'en fût pas vraiment un vu sa réponse: Elle accepta.

Ses cheveux sauvages dansant avec le vent n'était plus, comme si c'était une représentation d'une époque qui n'étais plus, tandis que nous nous dirigions vers un futur radieux. Sa chevelure était désormais courts, le châtain foncé devenu aussi noir qu'un signe funeste. Le soleil brillait tout autant que la flame vive en moi lorsqu'elle plongeait les yeux dans les miens avec son petit sourire malicieux tandis que le reste du monde n'existait pas. Tout se floutais autour de moi pour mieux la mettre en valeur, comme si sa présence, telle l'oeuvre d'art qu'elle était, demandait à ce que tout les projecteurs sois sur elle. C'était une période véritablement insouciante, le vent chaud parfumé à la glace qu'elle consommais, les batailles d'eau quasi-infinie suivi de fous-rires incessants.

"Ah, j'aimerais bien que cette ambiance dure pour toujours." me dit-elle l'air déprimé. Ce qui me surpris, bien que je la connaissais depuis peu, elle était toujours souriante... Un peu... Comme moi en somme.

"Moi aussi. Mais... Pourquoi tu dis ça comme ça ?" lui répondis-je, n'aimant pas que ce sourire que j'aimais tant ait disparue de ses magnifiques lèvres.

Elle tourna le visage vers moi, et le sourire radieux fût de retour: "Oh... C'est juste que c'est éphémère. Et je trouve ça triste; mais ne t'inquiètes pas ça va."

Nous continuâmes d'échanger durant une heure entière, tandis que mes amis s’éclatait comme si c'était la meilleure fête de tout les temps. Les deux ambiances paradoxales se rejetais l'une l'autre. Comme si nous étions la polarité d'une pile, le positif d'un coté, le négatif de l'autre. Je me questionnais réellement sur ses pensées. Comment une fille qui a tout pour elle puisse avoir ce genre de pensées dépressives ? Je ne pouvais pas en rester là, il fallait que j'en sache plus.

En enchaînant conneries sur conneries, je réussi à lui redonner le vrai sourire que j'aimais tant. Elle me pris par la main, la douceur de sa peau se connectant à la rêcheur de la mienne, et son sourire communicatif me fit sourire aussi.

"Peut-être que... Tu es celui qui réussira à me sauver ?" me dit-elle sans changer d'expression.

Le mélange de surprise et de questionnement me fît répondre par une question étrange et mal composée: "De... Hein, de quoi ?"

Elle laissa sortir un petit rire enjoué d'une beauté ravageuse, puis tout en me tenant la main s'approcha de mon visage pour y déposer un baiser aveuglant, le goût fraise de ses douces lèvres me faisant perdre encore plus mes repères, d'autant plus qu'elle m'avait volé mon premier baiser.

"Je plaisante... Tu viens ?"

Cette dernière phrase me laissa dubitatif et tout ce qui me vint en tête fût qu'elle était définitivement mon mur des merveilles. Je me perdais de nouveau dans l'abime de ses magnifiques yeux étoilés, et je lui donnait ma réponse.


Code by Dev Nerd Girl
Titre du chapitre basé sur la reprise de la chanson d'Oasis "Wonderwall" par Ryan Adams


Dernière édition par Derek Leonheart le Jeu 27 Aoû - 21:45, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Seven Days [Solo]   Mer 26 Aoû - 18:47

Seven Days
Chapitre 3: U n me

Les couleurs des néons enflammés de cette forêt de métal éclairait la nuit noire. Nous arpentions les longues rues qui étaient désormais vides de nos pas enfantins, son rire réagissant à mes pitreries résonnant en un écho qui sonnait comme une symphonie pour mes oreilles. Nous nous connaissions depuis des mois, et même si tout le monde nous charriait en disant que nous n'arrêtions pas de tourner autour l'un de l'autre sans réellement sortir ensemble, notre relation était pure et puissante.

Elle était venue me voir à la sortie des cours, en me disant qu'elle avait besoin de s'évader. "Comme à son habitude" pensais-je le sourire aux lèvres, sauf que cette fois-ci ce n'était pas un simple moment d'égarement joyeux, elle voulait pousser le vice pour réellement s'échapper de la réalité. Elle me proposa que nous nous retrouvions le soir à un endroit spécifique lorsque nos parents respectifs pensait que nous étions couchés pour arpenter la ville toute la nuit. J'étais étonné de cette demande, mais je n'avais d'yeux que pour elle et je ne pouvais décidément rien lui refuser.  

Son visage qui était toujours autant magnifique me semblait bien différent de celui que j'admirais tout les jours; elle semblait triste, arborant ce faux-masque de bonheur pour tromper les autres. Sauf que ça ne marchait pas avec moi, après tout... J'étais moi-même un expert. Celui qui réglais tout les soucis aux alentours, toujours souriant même quand ça n'allait pas.

"Tu penses que ça durera... Toi et moi ?" me demanda t'elle, le regard à l'horizon tandis qu'elle était en équilibre sur du béton.

Lâchant un soupire, je lui répondit l'évidence même :"Notre petit groupe à toujours été, et le seras toujours jusqu'à la fin. Alors pourquoi toi et moi ça ne durerait pas ?"

Elle rétorqua par un simple sourire, tout en posant ses jolies petites fesses pour s'assoir prêt de moi, plongeant l'infini de son regard dans le miens et en posant ses douces mains sur les miennes.

C'était le moment. Au fin fond de moi, je me disais que c'était le moment parfait pour lui annoncer tout ce que je ressentais pour elle. Après tout, la vie est bien trop courte pour se mettre des chaines nous empêchant d'avancer, demain on pourrait bien claquer. Je me lançais donc à cœur perdu dans cette phrase ou je jouais le tout pour le tout.

"Alicia. Je t'aime de tout mon cœur et... Je pense que ça serait une bonne idée qu'on sorte ensemble."

Le temps sembla s'arrêter très longtemps. J'avais l'impression d'être la partie arrêté d'un sablier, tout ce qui était autour de moi ne bougeais plus et devenait de plus en plus flou pour ne laisser que son image. Ses yeux qui était d'habitude grand ouverts et plein de vitalités, devinrent d'un coup très sérieux malgré un coté fortement tendre. La douceur de son regard fût accompagné d'un sourire qu'elle n'avait jamais fait. Et elle me répondit:

"Moi aussi je t'aime... Et... Je suis d'accord, c'est juste que..." me dit-elle, son visage devenant très sérieux tandis qu'elle détourna le regard du miens, comme si il y avait un problème.

"Qu'est-ce qu'il y a ?"
lui dis-je inquiet, "Rien... C'est juste que je ne veut pas que tu ais de problèmes.", les étoiles de ses yeux coulait le long de ses joues roses sous forme de larmes, "Tu sais, tu es quelqu'un de bien. Ce n'est pas mon cas. Donc je ne veut pas que tu sois blessé et...".

Tout en passant mes doigts le long de ses joues pour essuyer ses larmes, qui me semblait être des lames de rasoir tranchantes, je tentais de la rassurer en lui répondant du plus profond de mon cœur:

"Je n'aurais pas de problèmes, et même si j'en aurais, c'est mon choix, Alicia. Ce qui me causerait un réel problème par contre, c'est de ne pas pouvoir être à tes cotés."

Ses mains collés aux miennes se raidirent de plus en plus, comme si j'étais la seule accroche qu'elle avait sur ce petit bout de terre si fragile, et qu'elle risquait de s'envoler si elle me lâchait. Son regard redevint doux, elle approcha ses lèvres souriantes des miennes, lançant une danse magnifiquement lente et passionnel entre nos langues telle la flamme dans nos cœurs.

Puis je fermais les yeux, l'image de son visage gravé dans mon esprit. C'était juste elle et moi dans la nuit.


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Titre du chapitre basé sur la musique d'Anamanaguchi : "U N Me"


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MessageSujet: Re: Seven Days [Solo]   Jeu 27 Aoû - 19:58

Seven Days
Chapitre 4: Thanks for the memories


Quelques mois passèrent et nous étions désormais un couple solide, se baladant de balades en balades entre les heures nous séparant des cours; profitant du beau temps même si il était dégueulasse. Nos amis était content pour nous, nous étions en quelque sortes LE couple du groupe. Et c'était plaisant.

Alicia était passionnée de photographie. Elle profitais de n'importe quel moment pour photographier tout ce qu'elle pouvais, en souriant comme à son habitude. Elle m'avait proposer que l'on aille se balader ensemble dans un magnifique temple japonais, histoire de photographier les lieux... Et nous deux.

Je l'observais tandis que le léger vent froid caressait mes joues, en même temps qu'il dansait dans sa chevelure divine. Clic, elle prenait une photo d'un flocon de neige qui tombait d'un arbre tandis que le soleil sortait de sa léthargie créant un jeu d'ombre et lumière magnifique. Clic, un couple d'oiseau dansant dans le ciel au rythme du vent dans les arbres. Clic, les rayons d'soleil en contre-jour du toit du temple, transformant l'ambiance de sa beauté rayonnante.

Ce qui était réellement rayonnant pour moi, par contre, c'était bien entendu la demoiselle, qui venait de se tourner vers moi armée de son appareil photo. Le sourire malicieux, je savais ce qu'elle comptais faire et ça ne me plaisait guère. Je détestais être pris en photo, et je le lui signalais à chaque fois qu'elle essayait.

- "Tu ne peux pas garder les souvenirs, même avec ton appareil photo, Alicia."

- "Je pense que oui. La photographie permet d'enregistrer un moment pour l'immortalisé et le partager avec le monde entier. Cela nous permet de nous souvenir, justement. Beaucoup de clichés historiques sont devenus mémorable justement car pris en photographie, ils n'aurait été que perdu si nous n'avions pas ces appareil."

- "Je suis d'accord, mais ce n'est pas ce que je te dis. Les souvenirs ne sont pas juste des images."

- "Je ne vois toujours pas ce que tu veux dire. Si je te prend en photo, c'est un souvenir qui restera à jamais gravé en image."

- "Très bien. Alors essaye d'enregistrer mes émotions, ce que je ressens à ce moment, ce que je pense, l'ambiance..."

- "... Mais je ne peut pas faire ça. J'aurais besoin que tu l'écrives pour le savoir."

- "Exactement. Et c'est ce que sont les souvenirs. Sans mots. Les mots ne sont qu'un vecteur essayant fébrilement de retranscrire les émotions que nous ressentons au fond de nous."

- "Je..."

- "Prends-nous en photo, mais seul nous deux saurons ce que nous ressentions réellement, et ce n'est pas une photo qui réussira à retransmettre ce cocktail de ressentis, d'émotions. Jamais rien ne le pourra. L'amour que je ressens pour toi... Même moi je ne réussirais pas à représenter ne serait-ce que dix pour cent de ce que je ressens réellement."

Elle rougis, et arma son appareil à ses yeux. Clic. Elle immortalisa le moment. Et seul moi pourrait à jamais me souvenir de ce moment. Même si un jour quelqu'un verra ce cliché, je serais le seul à pouvoir le comprendre, le ressentir. Mais je ne le revivrais jamais. Ce ne sera qu'un souvenir qui ressortira de mon esprit à la vue de cette image. Merci pour eux, mon amour.



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Titre du chapitre basé sur la chanson de Fall Out Boy : "Thnks fr th Mmrs "


Dernière édition par Derek Leonheart le Ven 28 Aoû - 17:10, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Seven Days [Solo]   Jeu 27 Aoû - 23:09

Seven Days
Chapitre 5: All I Want

Comme le disais la chanson: Jour après jour, ta vie de famille est une épave, les pouvoirs en place respirent dans ton cou, tu n'obtiens aucun respect, tu n'obtiens aucun soulagement, tu dois te faire entendre et hurler ce que tu as a dire au fond de toi.

C'est exactement le ressentis que j'avais. Nous étions proche de la fin de l'année scolaire, ce qui me posais un dilemme mental et émotionnel. Malgré tout ce que j'ai pu dire sur le fait que les cours c'est chiant... Cette classe était quand même ma seconde famille. Même si il y avait du drama à foison... C'était du drama de collégien, et on finissait tous par en rire. Comparativement à ma famille de barge. C'était un mélange de tristesse et de bonheur. Les vacances signait le début des rendez-vous entre amis... Mais, certains partent. Loin. Et très franchement c'était ça qui était chiant. Chaque nouvelle journée de cours était comme la nouvelle page de la fiction que tu attendais.

Alicia et moi avions passer la journée ensemble, comme d'habitude. Sois on discutais, sois elle prenait des photos. Ou alors on faisait danser nos langues sur du bon vieux rock de garage, tout en collant nos deux corps fiévreux sur mon lit. Elle ne voulait jamais que j'aille chez elle, cette bonne vieille Alicia Oldfield. Malgré la confiance qui régnait entre nous deux, à chaque fois que je lui demandais, son visage passait d’ensoleillé a la nuit noire. Et je n'insistais pas de peur de la blesser. Mais je me disais bien que quelque chose se tramait. Chaque jour avec elle était comme une pièce d'un puzzle que j'assemblais. Mais malheureusement, je n'avais fait que les bords, et le centre restait vide, m'empêchant d'avoir une vue d'ensemble de toute cette histoire. Je la connaissais autant qu'elle était mystérieuse. Elle l'était pour se protéger, et ça la rendais classe. Mais en même temps ça me faisais peur.

Le soleil commençais à se coucher, et nos yeux devenait lourds de fatigue. La fin du Samedi, quoi. Et ça me faisais chier. Même si je savais que je la reverrais le lendemain. On était en bas de son immeuble, quelque peu éloigné tout de même.

"Tu sais, ça m'embête vraiment que les journées soit aussi courtes." dis-je, réellement déçu à cause de mon amour inconditionnel pour la demoiselle qui égayait mes journées.

"Hey, Derek. Je t'aime."


Elle me lança un sourire que je n'avais jamais vu. Le sourire du bonheur niais mais si doux, agréable au possible. Bien qu'elle me cachait le peu de soleil qu'il restais avec sa tête, j'étais quand même aveuglé par sa présence éblouissante. Et bordel que c'était beau.

Mais ce fut de courte durée. Elle se retourna, s'arrêta net dans ses pas, et resta figée pendant quelques secondes. J'étais surpris de sa réaction.

"Qu'est-ce qu'il se passe ?"
dis-je en espérant avoir une réponse, puis je déplaçais mon regard dans la direction de celui d'Alicia et... Je vis quelqu'un qui la regardait... Plutôt furieusement à vrai dire. Juste au pas de sa porte. Il finit par rentrer à l'intérieur et elle sortis de sa léthargie.

"... Derek."

"... Oui ?"

"... Je vais te demander quelque chose."

"Tout ce que tu veux."

"Tout ce que je veux ?"

"Tout ce que tu veux."

"Tout ce que je veux... C'est passer la nuit avec toi. Et ne plus jamais rentrer."

Oh merde. Je pris une grande inspiration tandis que le stress remplie mon corps, plein de choses envahirent mon esprit. Pourquoi sa réaction ? Qui était-il ? Qu'est-ce qu'il se passait bordel de merde ? Je vais avoir des problèmes... ELLE va avoir des problèmes ! Lorsque l'inspiration s'échappa sous forme de dioxyde de carbone dans l'air, tel un mauvais augure funeste, je lui répondis. Du fond de mon cœur.


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Titre du chapitre basé sur la chanson de The Offspring : "All I Want"
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MessageSujet: Re: Seven Days [Solo]   Ven 28 Aoû - 16:17

Seven Days
Chapitre 6: Don't Fear the Reaper

"Je... Je peux pas, Alicia."

J'avais craqué sous le stress. J'avais fuis. Comme un lâche. Je trouvais tout ce qui était possible pour me justifier: Ma mère est à la maison, je peux pas. Et puis ça va nous attirer des problèmes. Bordel, quelle merde j'étais. Un lâche. Un véritable lâche. J'avais envie d'hurler, de me frapper, de sauter du haut d'un pont. Je tremblais. Beaucoup. Je me détestais plus que n'importe quoi d'autre sur terre. Puis elle me pris dans ses bras.

"C'est pas grave... Je comprend."


Ne jamais faire confiance à un câlin. C'est juste une manière de cacher son visage. Et c'est exactement ce que je faisais, mon visage se tapais une tétanisation crispée, et mes yeux décidais de vidanger tout le sel qu'ils avait. Je pleurais. Et elle ne lâcha pas prise. Et moi non plus. Je ne voulais pas la laisser partir. Mais le peu de courage que j'avais c'était envolé. Loin. Très loin. Elle retira son visage de mon épaule pour attraper mon visage trempé de ses mains douces, et déposa un baiser tendre sur mes lèvres sèches. Elle sourit. S'éloigna. Je voulais l'empêcher d'y aller. Mais je restais là comme un con, le vent s'alliant avec mes larmes pour jouer une symphonie de lame de rasoir sur mes joues rouges.

"On se vois plus tard. Je t'aime."


Elle sourit, puis fonça chez elle. Et je rentrait chez moi, avec l'impression de marcher dans l'éternité. Purgatoire plus que paradisiaque, et c'était douloureux. On aurait dit que le sang qui était contenu dans mon cœur s'échappait douloureusement par chaque parois. Une hémorragie d'émotions négatives remplissant chaque partie de mon fébrile corps. Et je pleurais. Encore et encore. Si la faucheuse était là, j'aurais définitivement accepter son étreinte mortelle, la lame couvrant mon corps comme un manteau de mort. Mais non, j'étais trop pathétique pour ça, voyons. J'avais pas le droit de claquer maintenant, sinon c'est pas assez drôle. Et en plus, je suis un lâche, donc c'est surement pas moi qui le ferais seul.

Quelques semaines passèrent, et elle n'était plus vraiment présente. Le vide de son absence, s'accouplant au vide de mon cœur résonnait dans ma tête comme un rire moqueur à chaque battements. Pauvre petite merde, si seulement tu étais capable de surmonter ta peur, au lieu de la laisser t'envahir, peut-être que ta vie irait mieux. "Le courage ce n'est pas ne pas avoir peur. C'est avoir peur et faire ce que tu dois faire de toutes façons", comme le disait si bien le Docteur, qui lui était un vrai héros. Et bien moi j'avais fait l'inverse. Et puis un jour elle réapparue. Si je croyais au destin, j'aurais pensé qu'il m'accordait une seconde chance. Peut-être même pour plus se foutre de ma gueule.

"Alicia, je..." dis-je pitoyablement.

"Ne t'inquiètes pas. Tout va bien. J'étais juste malade, mais ça va mieux."

J'étais prêt à croire tout ce qu'elle me disait. Puis quelques mois passèrent et nous approchions bien plus dangereusement de la fin d'année. Ses cheveux avait repoussés, et elle se les était teint en noir, tout en les ayant attachés d'une manière sexy, encore une fois. Tandis que moi... j'avais décidé de porter mes couilles.

"Ce soir, ma mère est absente... Tu... veux passer la nuit avec moi...?" lui dis-je fébrilement.

Elle accepta avec le sourire. A la sonnerie des cours, nous étions sur le chemin de mon humble demeure, la main dans la main. J'ouvris la porte de la chambre, et nous sautions automatiquement sur le lit pour se rouler des pelles intenses. Un ballet de langues, de pelotage intense, et de préliminaires. Une fois la pause chiottes arrivée, je revint dans mon bordel pour la voir allumer une clope.

"Depuis quand tu fumes toi ?"


"Depuis longtemps. Et ce soir... Je n'ai pas envie de me cacher."

Puis vint la dernière nuit de tristesse, et il était clair qu'elle ne pouvais plus continuer ainsi. Elle me regarda droit dans les yeux. Un regard nouveau, brulant de désir et d'amour, et commença à se déshabiller. Ce que je vis m'horrifia. Des marques. Des bleus. Partout. J'aurais du le deviner bien plus tôt, c'était prévisible.

"Souvent... Mon père me bat. Et... Tu te souviens quand je t'avais raconté que je pratiquais les rêves éveillés pour m'échapper de mes cauchemars ? Et bien... C'est à cause de ça. Et puis..."

Elle enleva son pantalon et sa culotte. Ce fils de pute la battais ET la violait ? Je n'ai jamais ressentis une haine aussi énorme. J'allais buter ce connard. L'égorger. Lui crever les yeux. Lui couper la bite et lui faire bouffer et... Elle me pris dans ses bras et enleva mon t-shirt.

"Chuuuut. Ce soir, je veux que tu prennes ma première fois."

Sa première fois ? J'avais remarquer le problème de cette phrase, mais je n'eut rien dit. Je comprenais parfaitement son état d'esprit. Pour elle, ça ne comptais pas, et seul moi comptais.

"Tu sais... Je l'ai jamais fait avec une fille." dis-je maladroitement.

"Hey... Moi non plus."

Les rires envahirent la pièce. J'éteignis la lumière, et mis un peu de musique. Don't Fear The Reaper, des Blue Oyster Cult se lança dans les hauts-parleurs de mon ordinateur, et sur ce rythme romantiquement sordide nous nous allongions. J'explorais la pureté de ses formes comme un chercheur ayant découverte la huitième merveille du monde. Que dis-je, de l'univers. Elle m'embrassa dans le cou. La musique collait parfaitement à chaque faits et gestes. La chaleur de sa peau faisait bruler la mienne.

"N'ai pas peur."

Saying don't be afraid ~ ♪

"Viens, mon amour."

And she had no fear ~ ♪
And she ran to him ~ ♪


Je pénétrais en elle, la douceur de son vagin moite contre mon gland ultra-sensible.

Then they started to fly ~ ♪

Notre première fois était magnifique. A chaque coup de rein j'avais peur de lui faire du mal. De l'abimer. Elle était une petite chose fragile, précieuse. Et elle n'était rien qu'à moi. Je découvrais les plaisirs charnels. L'amour ne faisant que rendre cet ébat plus puissant qu'il ne l'était déjà. Elle gémissais de plaisir, m'embrassait sauvagement, me regardait comme si l'enfer brulait à l'intérieur d'elle. Et je me déversais en elle.

Come on baby ~ ♪
We can be like they are ~ ♪
Don't fear the reaper ~ ♪


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Titre du chapitre basé sur la chanson de Blue Oyster Cult : "(Don't Fear) The Reaper"


Dernière édition par Derek Leonheart le Dim 30 Aoû - 19:05, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Seven Days [Solo]   Ven 28 Aoû - 22:50

Seven Days
Chapitre 4.5: The Kids Aren't Alright

Note de Derek: Cette histoire se déroule entre le chapitre 4 et 5. Un chapitre plutôt court, mais nécessaire pour comprendre le dernier chapitre, je crois. T'façons, j'avais envie de l'écrire faites pas chier.

Il faisait froid. Et malgré ça, on avait quand même décidé de se balader en ville, d'explorer la vaste étendue de béton et d'arbres de métal comme des aventuriers du dimanche. Ça tombe bien, c'était dimanche.
On explorait, on explorait. Tout en riant. Et c'était bien. On oublie souvent les simples plaisirs enfantins de la vie, mais jamais rien ne sera meilleur qu'eux. Même si la ville est grise, le moment était coloré, lui.

Et je me demandais comment une aussi petite ville pouvait être aussi infernale. Chacun avait ses petites misères. Max avait une famille brisée, parents divorcés, parmi tant d'autres emmerdes, mais il gardait le sourire. Matthieu avait appris qu'il avait été conçu par mère porteuse, et bien qu'il n'y ait aucun problème, après tout on reste humain, ça fais quand même un coup. Vincent était un souffre-douleur, aussi bien de certains élèves que de ses parents, bien qu'on pouvait s'occuper des connards à l'école, on pouvait pas faire quoique ce soit d'autres vis-à-vis des remarques désobligeante de ses parents. Kim, elle, était dépressive depuis la mort de sa sœur qui s'était fait battre à mort par son conjoint, et tout ça devant ses yeux. Alicia, bah... On savait pas grand chose, mais on savait tous qu'il y avait un truc qui clochait, mais on la forçait pas. Quand à moi, ma mère s'était remarié avec un gros fils de pute qui adorait me frapper et m'humilier dès qu'elle n'était pas là. Au début tout allait bien pour nous, mais le temps qui s'écoulait ressemblait à une descente aux enfers.

Malgré tout, quand on était ensemble, on s'en battais les couilles. On était entre potes, on s'amusait, on riait, on faisait les cons. Et c'était bien. Ouais, c'était bien. Je dis pas qu'on avait jamais d'embrouilles, mais ça restait bon enfant. On écoutait du punk-rock dans des skate-park, tandis que Max et Vince s'amusait à faire les cons sur leurs skate. C'était bien.

Et là on se baladais juste, de béton en béton, de magasin en magasin. Et là, je trouvais le truc qu'il me fallait. Un joli bracelet à rayures roses et noirs, sobre mais magnifique. Exactement comme la nana à qui je voulais l'offrir. C'était les couleurs préférés de ma princesse. Elle sourit quand je lui mis sur le poignet une fois qu'elle eut ouvert les yeux. Elle sauta dans mes bras et m'embrassa. Et c'était bien. Ouais, c'était bien. Et elle regardait vers l'horizon de son regard d'artiste magnifique. Sa jolie bouille parfaite qui provoquait du bonheur au fin fond de mon p'tit cœur encore pure. C'était bien.

Quand j'y repense avec nostalgie, à ces moments de bonheur. Je m'accroche au rêve de revenir à l'époque. Quand on est jeune le futur semblait radieux, le voisinage semblait accueillant. Maintenant le présent, qui était le futur dans le passé si tu suis un peu, l'est beaucoup moins. On a des responsabilités, et encore c'est pas fini, on est pas adultes. On a des soucis. Le voisinage est beaucoup moins merveilleux qu'il était. On gâche des chances. On fais des grosses erreurs irréparables. On se met à fumer, boire, se droguer, à baiser, pour oublier qu'on y retournera jamais. Et c'est pas si bien que ça.

Et tandis que je me descend une nouvelle bouteille de Jack, la clope au bec. Je m'accroche à la nostalgie de ce qui était autrefois. Et c'est bien meilleur que n'importe quelle autre manière de s'éclater la cervelle. J'y repense. Je souris. Et c'est bien.

Code by Dev Nerd Girl
Titre du chapitre basé sur la chanson de The Offspring : "The Kids Aren't Alright"


Dernière édition par Derek Leonheart le Dim 30 Aoû - 19:05, édité 1 fois
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Cancre

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MessageSujet: Re: Seven Days [Solo]   Dim 30 Aoû - 19:03

Seven Days
Chapitre 7: Hero

La fin des cours était enfin arrivée. Et j'étais enfin devenu un homme.

Enfin, c'est ce qu'on dit d'un garçon ayant fait sa première fois. Ses longs cheveux noirs avait poussés, et elle les attachait constamment, et c'était plutôt bizarre de la voir les relâcher. Sa tenue aussi était étrange, elle portait une tenue bien noire, sinistre, et une longue écharpe rouge qui flottais au gré du vent.

Tout le monde était content que tout ce merdier scolaire soit enfin terminé mais ce n'était pas mon cas. Certes, on s'éclaterai plus comme des débiles dehors, mais seul moi savait la vérité. Alicia se ferait abusé encore plus. Et je ne pouvais rien faire, elle m'avait fait promettre de rester à ma place. Et c'était dur. Très dur. Dès que nous étions seul, il nous arrivait de le faire dans un coin, et bien que c'était plaisant bah... Il y avait toujours un truc qui me dérangeait. Je savais ce qu'il se passait dans sa vie, et j'avais l'impression d'être autant un connard que son père. Elle me regardait droit dans les yeux et me disait très clairement que j'étais différent. Et que je la lavais de tout ce vice. Que j'étais la plus belle chose que je lui était arrivé.

Moi ? Vraiment ? Je n'ai rien d'exceptionnel, mais le seul truc de concret que j'avais pour moi, c'était un amour inconditionnel pour la demoiselle. Elle m'as dit qu'elle avait réussit à calmer le jeu avec son père après la nuit que l'on avait passé. Je n'avais pas demandé de détail, je l'avais écouté, mais mon esprit ne pouvait pas s'arrêter d'imaginer les pires choses. Et je pouvais pas lui en vouloir, même si ça me faisais extrêmement mal.

Alicia me regardait avec des yeux froid. Enfin... Pas exactement de la froideur. De la tristesse ? Elle semblait résolue. Quelque chose comme ça, je crois. La demoiselle avait toujours été difficile à lire.

"C'était une belle année" me dit-elle tristement, ses cheveux cascadant le long de ses épaules recouvertes par son blazer noir.

"Ouaip." répondis-je calmement en observant l'horizon de la ville.

"C'était vraiment une belle année. Jamais je n'aurais pensée rencontrer
des gens aussi merveilleux. Et puis... Toi."
Je ne put m'empêcher de sourire.

"C'est juste dommage que... Tout va changer. C'est la dernière fois."

Je levais un sourcil, parce que très franchement, elle était toujours cryptique au possible. Son esprit était tel le labyrinthe du minotaure, et bien que j'avais toujours eu peur de m'y aventurer, j'étais bien obligé.

"De quoi tu parles, 'licia ? C'est sûr qu'une année comme ça, on la vivra plus jamais. Mais c'est à nous de crée notre putain de futur." lui dis-je le sourire aux lèvres.

Elle sourit à son tour, et nous nous enlacions. Le baiser qu'elle me fit me semblait extrêmement étrange, mais la douceur de ses lèvres, de sa langue, de sa peau... De son odeur... M'empêchèrent de réagir.

"T'as raison, Derek."

Elle dût rentrer chez elle, et bien que j'eus un pincement au cœur, de toutes façons je ne put faire grand chose. Je décidais donc de chevaucher ma moto -yep, l'illégalité m'as toujours fait bien bander- pour aller brûler l'asphalte. Le vent caressait mes cheveux, tandis que j'observais le goudron s'effacer sous mes roues pour ne devenir qu'une longue route infinie. Il est difficile d'exprimer le ressentis que l'on a lorsqu'on pilote à toute vitesse un deux-roues. C'est un sentiment de liberté fou, malgré le danger. Et je me souviens des nombreuses balades en moto que je faisais avec elle.

Je lui prenais la main pour qu'elle monte sur mon cheval de métal, et nous nous envolions comme le vent soufflant sur la ville. L'adrénaline remplissant notre corps, le battement insouciant du moteur se mélangeant avec les cris d'excitement. J'étais comme l'essence se consumant, et même si je m’explosais dans le décors et que je tombais en poussière enflammée, je continuerai surement à rire comme je le faisais à ses cotés. Elle me disait dans l'oreille:

"Brûlons le caoutchouc avec le bitume et mourrons ensemble comme des amoureux."


Et j’accélérais. Encore et encore. Pour atteindre l'horizon magnifique d'un futur insouciant.

Mais l'heure n'était pas à la nostalgie. Je dû m'arrêter, sentant mon portable vibrer dans ma poche. Je décrochais, et tout ce que j'entendais fût le silence. Je décrochais le tél' de mon oreille pour voir qui m'avait appelé, et c'était Alicia. Le remettant à mon oreille, ce que j'entendis me surprenait énormément.

"Comme l'univers est immense!
Comme l'histoire est éternelle!
Je voulais mesurer l'immensité avec ce chétif corps de cinq pieds de haut."


Bordel ne me dit pas que...

"Quelle autorité a la philosophie d'Horatio ?
La vraie nature de toute la création.
Tient en un mot – « impénétrable »"


J'avais compris. Mon sang ne fît qu'un tour dans mon corps chétif, et je pris le casque du petit coffre de ma moto, pour essayer de coincer le téléphone entre celui-ci et mon crâne, tandis que je rallumais le moteur de ma moto pour foncer directement chez elle.

"Écoute Alicia, je sais pas ce que tu as en tête, mais ça m'plait vraiment pas putain !" hurlais-je, ma voix se mélangeant aux crissements de pneus.

"Avec ce regret, je suis déterminé à mourir.
Debout sur un rocher au-dessus d'une cascade.
Je n'ai pas peur."
me répondis-elle

J'espère vraiment que c'était une blague, et que je ne réagissais juste avec mon impulsivité naturel parce que sinon... Elle était extrêmement théâtral dans son acte. Étais-ce un appel à l'aide ?

"Je reconnais pour la première fois.
Un grand pessimisme n'est rien d'autre qu'un grand optimisme."


Bon sang, c'était le poème d'adieu de Misao Fujimura qu'il avait écrit juste avant de ce suicider dans les chutes de Kegon ! Elle avait une très bonne culture, et c'était pas vraiment étonnant qu'elle utilise ce poème comme référence, étant passionnée du pays du soleil levant... Mais bon sang, elle semblait avoir besoin d'un héros pour la sauver juste à temps, et j'étais bien décidé d'arriver à temps, justement. J'avais été un lâche, et c'était l'occasion de me racheter. Jamais je ne la laisserai partir. Je fonçais aussi vite qu'un missile en direction de la ville, et je n'en avais rien à foutre si les flics me poursuivait, et même si je m'éclatais. Jamais je ne la laisserai tomber. Plus jamais. La vitesse extrême rendait la conduite difficile, le décors se déformant de plus en plus pour ne laisser que des couleurs brillantes.

"Écoute, Alicia, fais pas de conneries, j'arrive dans quelques secondes." hurlais-je avant de m'éclater dans le décors. Mon bras était en sang, mon casque complètement éclaté, et mon portable était pas loin toujours en vie. Ma moto quand à elle était complètement inutilisable, et j'étais encore loin. L'appel était fini, et je m'empressais d’appeler Max pour qu'il vienne me chercher en triple vitesse, lui expliquant la situation.

Quelques minutes qui semblait être infinie passèrent, et il débarquais à l'endroit que je lui avait indiqué.

"Merde, mec, t'es complètement amoché il faut t'emmener à l'hos..."
me dis il avant que je ne lui coupe la parole: "Pas le temps, roule jusqu'à chez elle putain !"

On fonçais sur le peu de chemin qu'il restait, chaque gouttelettes de sang s'échappant de mes plaies, comme les secondes d'un putain de sablier jusqu'au destin funeste. Mes sourcils en position d'attaque, je me levais sur la moto de mon pote.

"Mais qu'est-ce que tu fous putain ?" hurla-t'il.

"Je suis un putain d’héro, bordel de merde fais pas chier !" et je sautais. La vitesse, plus la force de mes jambes ainsi que le vent me portant me donnant des ailes. Voler c'est bien beau, mais dur est la chute, et mon faible corps s'éclata heureusement contre l'herbe verte devenant pourpre de l'impacte. Je me levais rapidement, malgré la douleur de ma jambe qui avait bouffé la force de la chute, l'adrénaline m'aidant à rester debout et foncer jusqu'à sa porte. Fermé. Bordel de merde, est-ce qu'elle était même chez elle ?! L'impulsivité est un vilain défaut vous savez, elle vous empêche de réfléchir calmement et de collecter toutes les données nécessaires à la réflexion d'un point de vue objectif.

Mais j'en avais rien à foutre. Je regardais si la fenêtre du balcon était ouverte, et elle l'était. Putain de destin ironique. Max débarquait prêt de moi.

"Mec, tu vas quand même pas..."

Si. Je vais quand même atteindre ce putain de balcon, même si je devais m'éclater du troisième étage. Je réussis difficilement à l'atteindre, et rentrer à l'intérieur. Si son père était là, je me ferais complètement défoncer, bordel de merde. J'étais dans l'incapacité de me battre, mon corps criant de douleur. Malgré l'état anormal de mon cerveau, j'observais brièvement les lieux. Et cet appart' était vraiment, VRAIMENT, sinistre. Glauque. Putain de bizarre. C'était en bordel, des vêtements par terre, des canettes de bières un peu partout... Vous savez, j'ai jamais vraiment aimer les adultes. Y'en as des sympas, ouais. Mais la plupart sont juste des coincés. Coincés dans leurs bulles de responsabilités, de problèmes ridicules, et de boulot. Ils vivent tellement peu leurs vie qu'ils en deviennent aigris et sont donc incapables de comprendre leurs progénitures. Comment voulez-vous élever des gosses, si vous avez perdu votre âme d'enfant ? Factuellement, ça ne s'accorde pas. Et c'est peut-être bien la, la source de bien des problèmes dans la jeunesse actuelle. Suicide, violence, drogue, et tout ce genre de conneries. C'est pas moi du haut de mes 14 ans qui réussira à changer la donne. Et même, je ne dis pas forcément avoir raison, je suis juste un putain d'adolescent. Mais je fais juste un constat de ce que je vois. Et ce que je vois là. En ouvrant la porte de sa chambre... me fais haïr cette sphère d'adultes.

Elle était allongée. Par terre, au pied de son lit, le regard vide. Les veines entaillés de part et d'autres de son corps. Et à coté d'elle une boite de somnifères, complètement vide. Je lui frappais légèrement les joues, histoire de lui faire regagner conscience.

"Bordel, me fais pas ça, Alicia. Me fais surtout pas ça. Reste avec moi, reste avec moi !" hurlais-je, tandis que Max passait la porte, horrifié. "Appelle une ambulance !", il exécuta. On allait surement pas la perdre. C'était hors de question. Elle ouvra les yeux.

"Derek... Tu es venu..." dit-elle péniblement, chaque mots s'impactant sur mon cœur comme un coup de jus extrême "Désolé que tu me vois ainsi... Tu n'es... pas responsable. C'est juste que..."

Je lui coupais la parole directement "Alicia, ne te fatigue pas à parler, reste consciente, c'est tout ce que je te demande." dis-je inquiet, avant de tourner la tête vers Max qui me confirma que l'ambulance était en route. "Écoute, l'ambulance va être là dans pas longtemps, donc je vais juste te demander de rester avec nous."

"Non... écoute... Je suis l'oiseau de mauvais augure depuis toute petite... Je fais du mal partout ou je vais et... C'est pareil avec vous... Alors je veux tout arrêter."

Deux larmes montèrent à mes yeux, mes mains les tuant avant même qu'elles puissent s'échapper. Vous savez le moment ou vous avez l'impression que vous ne pouvez rien faire quoique vous fassiez ? Oui, ce moment d'impuissance totale. Je me sentais comme ça à ce moment. Pitoyable pour un héros, hein ? J'étais même pas un héros du dimanche. Mon esprit craqua. Complètement. Cette crise d'épilepsie de tristesse se déclencha dans mon corps comme un coup de taser douloureux. Jamais j'avais pleurer autant. Mais ce fut de courte durée. Son père débarqua, nous demandant ce qu'on foutais là, et vu sa fille en sang.

"Qu'est-ce qu'elle... Tu te fous de ma gueule c'est de ta faute si..." dis-je en m'avançant vers lui. Je comptais lui faire la peau.

Blackout.

Je me réveillais dans l'herbe aux cotés de Max, au son et couleurs de l'ambulance. J'eus à peine le temps de me rendre compte de la situation qu'il l'avait déjà embarqué.

"T'as essayé de lui en mettre une, puis il t'as assommé. Je t'ai transporté jusqu'ici et il est parti avec 'licia à l’hôpital. Qu'est-ce qui t'as pris ?" me dit-il.

Quelques semaines passèrent péniblement. Je récupérais de cette journée de merde, autant physiquement que mentalement. On avait toujours pas eu de nouvelles, et on savait même pas à quel hôpital elle était, malgré nos recherches. Je pris mon courage à deux mains, une fois que je fus rétabli, toquant à la porte de ce salaud. Mon cœur battais à cent à l'heure, le suspense me tuant à petit feu.

"Oh c'est toi..." me dis-il le regard hautain.

"Ouais. Je viens prendre des nouvelles d'Alicia."

"Elle est morte. Trop de sang perdu, plus le mélange avec la dose de somnifère. Elle n'as pas supporté."

Il me claqua la porte au nez, tandis que ma tête commençais à tourner, comme si mon monde, mon univers, ma bulle venait d'exploser de la manière la plus brutale possible. C'était pas possible. Non, non. J'avais réussi à la sauver. Il se foutais de ma gueule, ce connard... Puis il déménagea. Nous faisions le guet tout les jours devant sa baraque et aucun signe d'Alicia. Il disait vrai.

Tandis que le vent transportait les feuilles jusqu'à l'horizon, nous étions tous là. Le regard au loin. Chacun de nous portant un bracelet rose/noir rayé en son honneur. C'était la fin d'une époque. Et j'étais désormais, vraiment, un homme. Aussi pitoyable que ce soit. Mon visage restait figé, les larmes s'envolant au fur et à mesure des passages du vent.

"Tu pleures ?"

"Non. C'est seulement la pluie."

"Mais il ne pleut pas."

"Justement."

Puis je fermais les yeux.

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Titre du chapitre basé sur la chanson de Skillet : "Hero"
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