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 The Phantom Pain.

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Cancre

Cancre
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Âge : 16
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MessageSujet: The Phantom Pain.   Ven 18 Sep - 3:01

The Phantom Pain
Chapitre 1: A Phantom Pain


C'était un jour gris et pluvieux. Les gouttelettes de pluies s'éclataient sur mon visage comme si elles voulaient essayer de m'empêcher de revenir sur mes pas. Le long de l'autoroute, sur ma moto, j'accélérais de plus en plus, sans doute pour échapper à mes fantômes. On a tous des fantômes, qu'ils soient vivant, ou mort. Le contexte change souvent. Tout le temps. Mais la douleur reste, même si elle devient de plus en plus légère, ne devenant qu'un petit picotement qu'on sent à peine. D'autres sont toujours présentes à nos cotés, vives, mais nous nous y habituons. Par dépit, sans doute. J'avais profité des vacances de début d'année scolaire pour m'échapper de tout ça pour enfin y revenir. La ville du début. Celle où tout à commencé, et ou tout à fini.

Arrivé devant les portes noires, l'eau ruisselait le long du métal, donnant l'impression d'une peinture fraîches. Mais comme les larmes dans la pluie, elles disparaîtrons à jamais. Ma veste de costume dégueulasse et trempée en place, avec un hoodie juste en dessous, la capuche me permettant d'être un minimum à l'abri des larmes du ciel, je me dirigeais dans cette grande plaine. L'ambiance était lourde, malgré l'air frais qui remplissais mes poumons. Du granit, des pierres, un sol avec des dalles, parfois certaines ressemblait au Bloc Noir de "2001 l’Odyssée de l'espace", et ça me faisait sourire. Pourtant... Un cimetière n'est pas l'endroit ou on est censé sourire, encore moins rire.

"Alicia Oldfield" arborait la tombe. J'arrivais à lire, malgré l'état mental dans lequel j'étais, la gueule de bois, l'herbe, et surtout l'état dans lequel j'étais après ce putain de passage à tabac ne rendait pas les choses faciles. Quand vous avez l’œil gonflé et noir, ça peut devenir quelque peu difficile. Mais il fallait que je revienne ici. A la source de tout. Sans elle, le vide se faisait de plus en plus sentir, et j'étais perdu. J'avais eu ma petite mort et elle avait eu la vraie, la grande. Partir c'est mourir un peu, mais mourir c'est partir beaucoup, comme elle disait. Sous sa forme comique, cette phrase soulevait malgré tout un fait horrible de la vie d'un humain. Mourir n'est pas forcément horrible pour la personne qui le subit, puisqu'on se transforme en cendres, arrêtant de sentir quoique ce soit, nous cessons d'exister... Alors que ceux qui restent doivent avoir affaire à la douleur fantôme. Celle qui reste.

Je me perdais tellement dans mes pensées que je n'avais même pas remarqué que la pluie s'était stoppée. Je baissais ma capuche, et sortis deux cigarettes que j'allumais en même temps. J'en gardais une pour moi, et je plaçais la seconde sur le bloc à encens que j'avais pris soin de sécher.

"Here's to you, old friend." dis-je dans la langue de Shakespear, histoire de rendre hommage à ses origines. C'est en partie grâce à elle que j'avais pu développé mon anglais.
"Comment ça va, Alic' ? Je sais, je sais... ça fais longtemps que je suis pas revenu te voir, et j'en suis désolé, mais...", m'arrêtais-je l'espace d'un instant pour lever mon bras, tirer ma manche, et montrer son bracelet, "je l'ai toujours sur moi, où que j'aille, tu sais. Je sais pas si c'est mon esprit qui essaye de gérer tout ça comme il peut, mais j'ai toujours l'impression que tu es à mes cotés, malgré que... Tu ne sois plus de ce monde. Et tu te foutrais de ma gueule, je suis très terre à terre et voila que je me met à parler à un morceau de roche en espérant une réponse. Stupide, n'est-ce pas ? M'enfin... ça me fais du bien je suppose. Tu sais, beaucoup de choses se sont passée depuis...", ma voix se coupa net. J'avais du mal à parler, les émotions remontant à la surface, ayant été trop longtemps enfouie au fond de mon cœur noir. Je tirais une taffe, en espérant me remettre d’aplomb, et je levais les yeux vers le ciel. Le soleil commençais à éclairer péniblement la zone.

"Raconte-moi tout." me dis une voix féminine.

Mes yeux se baissèrent pour voir une fille en robe noire, avec une chemise blanche en dessous, un ruban noir liant les deux ensemble. Elle avait pris la cigarette et commença à la fumer.

"Qu'est-ce que tu fo..." dis-je avant de me rendre compte de quelque chose. Ma vue avait du mal à se remettre bien en place, je voyais quelque peu flou depuis que je m'étais fait péter sérieusement la gueule.

"Bah quoi ? C'est pour moi non ?"
me dit-elle.

J'avais percuté. La voix. Les mots. L'odeur. Et... le physique. Ma vue s'était remise en place et je n'en croyais pas mes yeux. C'était Alicia. Devant moi.

"... Alicia ?" dis-je, fortement surpris.

"Oui. Tu t'attendais à voir qui, dans ce trou paumé ?"

"... Mais c'est pas possible, tu..."


"Now, now... C'est pas ton genre de réagir comme ça."

"Mais tu es censée être morte."

"Et qui te dis que je ne le suis pas ?"

"Tu es devant moi, et tu me parles."

"Bien. Maintenant que tu es redevenu intelligent, on va pouvoir parler."

Elle tira une taffe et monta les marches pour aller sur un banc pas loin d'un arbre, je la rejoins. La vue de la vieille ville dans le fond, avec elle me remplis d'un tsunami nostalgique. Et soudainement, la nostalgie laissa sa place à la tristesse. Comme si l'eau du tsunami m'avait noyé et essayait de s'échapper par mes yeux. De longues larmes chaudes brulèrent ma peau froide.

"Tu pleures ?"

"Non. C'est seulement la pluie."

"Mais il ne pleut plus."

"Justement."

J'avais l'impression d'être perdu. C'était sans doute le cas.

"Alors ? Tu ne veux pas me raconter ?" me dit-elle.

"Je me suis baladé de part et d'autres de cette terre sans pitié, pour calmer mon esprit troublé. J'ai laissé mon corps flotter quelque part dans les sables du temps pour réfléchir un peu. Je me demandais vraiment pourquoi j'étais aussi mal. Après tout, je savais que ça devait être quelque chose à voir avec toi. Mais je m'enfous de ce qu'il se passe à présent, ou ce qu'il s'est passé, à jamais, tant que tu restes à mes cotés pour toujours, Alicia."

Je mis la cigarette à mes lèvres, et aspirait le plus de poison que ma respiration le pouvais, puis j'expirai la fumée, s'élevant dans l'air, comme si mon âme s'échappait de mon corps.

D'un sourire elle me répondit: "Je serais toujours à tes cotés. Je suis bien vivante regarde."

Ma main s'approchait de son visage, j'allais enfin sentir la chaleur de son corps après tant de temps. J'étais enfin retourner au bercail. Peut-être que le bonheur me sourirait de nouveau. Mon mur des merveilles n'était finalement pas tombé comme le mur de Berlin, semblerait-il.

"Derek ?" dis une voix grave raisonnant dans le grand vide du jardin des morts. Je me retournais pour voir qui étais-ce, et... C'était mes vieux potes. Ceux qui m'avait jamais lâché, et que j'avais fuis, par lâcheté. Je voulais repartir de zéro, et j'étais obligé. A cause d'Alicia oui, mais à cause de l'autre connard. Qui de mieux que ses proches pour connaître ses faiblesses, ses talons d'Achille.

"Qu'est-ce que tu fais là ? On a plus eu de tes nouvelles." me dit-il.

"Il s'est passé beaucoup de trucs... Ouais... désolé... Je suis enfin revenu pour voir... Pour la revoir. Vous revoir. J'en avais besoin."

"C'est pas grâve, t'auras tout le temps de nous raconter les aventures du corbeau maintenant solitaire" me répondit-il en rigolant.

"Ouais... D'autant plus que j'ai une bonne nouvelle, finalement on s'était inquiété pour rien." dis-je en me retournant, "Elle est...". Silence. Vent. Feuilles tombant silencieusement jusqu'au sol.

"Tu parlais à qui ?" me dit-il.

Elle avait disparue.

"Personne."
répondis-je solennellement.

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Titre inspiré par la chanson de Ludvig Forssell : "A Phantom Pain".


Dernière édition par Derek Leonheart le Dim 19 Mar - 7:40, édité 4 fois
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Cancre

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MessageSujet: Re: The Phantom Pain.   Mar 22 Sep - 8:39

The Phantom Pain
Chapitre 2: Kiss Kiss Bang Bang

On s'était assis prêt d'un bar qu'on visitait souvent avec nos parents quand on était plus jeune, sauf que maintenant on était suffisamment âgé pour y aller seul et boire un coup. On rattrapais le temps perdu. On discutait de ce qu'on avait fait depuis tout ce temps, qu'est-ce qu'on devenait. Enfin il y avait deux camps, le miens, et le leurs. Ils ne s'était pas quittés depuis tout ce temps, alors que moi j'étais parti. Loin.

"Tu aurais pu nous appeler, quand même..." me dit Max.

Kim rebondit dessus, "C'est vrai... Peu de temps après le décès d'Alicia, on t'as perdu de vue."

"Je sais... C'est juste que... Tout ça m'avait détruit. Complètement. Vous savez à quel point j'aimais Alicia. Hell, je l'aime toujours autant. J'aurai pu la sauver et..." dis-je avant de me faire couper par Mathieu.

"On l'aimait tous. Bon, je sais que c'était pas le même amour entre vous deux."

Max enchaîna: "T'inquiètes pas, on peu comprendre que tout ça t'as affecté plus que nous. Que t'avais besoin de t'isoler. Surtout qu'on avait foncé pour arriver a temps. Encore plus avec l'incident des Midnight Crows qu'on a du dissoudre à cause de cette course au pouvoir débile. Ça a vraiment foutu une merde immense tout ça."

"Ouais. Il a suffit qu'on détourne le regard quelques secondes, et Vince en profita pour prendre le pouvoir et utiliser la bande comme son armée de vendetta personnel... Vous avez des nouvelles de lui d'ailleurs ?" dis-je, curieux.

"Il a déménagé après qu'on l'ai battu, et qu'on ait dissous la bande. Un peu comme toi." me répondit Max.

"Les gars, j'ai pas déménagé que pour ça. Il y avait une autre raison... Mais bref. Ouais, j'aurai du vous contacter. C'est juste que j'avais honte. Et je me disais que vous m'aviez oubliés, qu'on avait tous changés, tourner la page. Excepté moi. Vous m'avez manqué, vous savez." dis-je en réponse à Max.

Les fantômes se manifestent de manières différentes. La douleur fantôme aussi. Il y a le fantôme des défunts, l'ombre constante de la mort nous prenant dans son étreinte de torture. Et il y a aussi les fantômes du passés, ceux qui vous font regarder en arrière, vous font regretter vos choix, qui vous hantent tout autant, vous torture. J'aurai du faire ça, j'aurai pu. J'aurai. Tout ce résume à ce mot. Et quoiqu'on y fasse, on ne peut rien changer, pour ça que c'est horrible. Donc on fuis la fuite initiale, on essaye d'oublier. Mais oublier pose un grave problème, puisqu'en oubliant, le risque de recommencer deviens de plus en plus probable. Et c'est un jeu dangereux. Je payais mes consos, prenait leurs numéros, et leurs dit que je prendrais contact avec eux de nouveau. C'était une promesse. Je montais sur mon destrier métallique pour parcourir cette vieille ville qui avait si peu changer. La caresse de ce vent nostalgique emmenant ses odeurs que je connaissais si bien vers mes narines, provoquant une tempête de flashback. Je décidais de m'isoler dans un parc, pour me rouler un oinj, histoire de faire partir tout ce stress. Je mettais le paquet d'herbe dans la feuille, et très peu de tabac, histoire qu'il sois suffisamment charger pour m'emmener dans des contrées psychiques lointaines. Je le mettais au bout de mes lèvres, j'allumais la flamme qui consumais le papier et l'herbe me permettant d'inspirer le relaxant. La fumée s'échappa de ma bouche pour aller danser avec le vent comme si c'était mon âme.

Ce parc était particulier. Beaucoup d'arbres, mais bizarrement, énormément de bâtiments. Certains utilisés, d'autres ne l'était pas. L'heure était bien entendue à la nostalgie, et je décidais donc de m'aventurer, avec ma bite et mon oinj dans les tréfonds de cette petite forêt de ville. Tout au fond, une fois la barrière dépassée, je parcourais le petit chemin pour arriver jusqu'à une grande bâtisse délabré.

"It's been a while." dis-je.

Le bâtiment avait peu changer si c'était que la vieillesse et le manque de présence humaine. Les marques du temps s'étaient inscrites sur notre vieux QG. Le logo qu'on avait peint; un corbeau qui nous regarde droit dans les yeux, les ailes grandes ouvertes, menaçant sans pour autant être méchant: "Midnight Crows"
Le trait rayant l'existence de la bande signifiait sa fin. On avait eu l'idée de cette bande il y a fort longtemps, mais on l'avait jamais vraiment monté. Jusqu'au décès d'Alicia. Crée dans le bain de la vengeance, la forge de la colère et de la haine envers ses adultes nous abandonnant, ses enfoirés de bandes violentes, tout ces enfoirés qui faisait du mal par pur égoïsme. Les corbeaux de minuits s'occuperait d'eux, bouffant leurs carcasses puantes.

Nous ne faisions que ça. Dès qu'une personne était reconnue comme étant une mauvaise personne on s'en occupait. Et on faisait grandir nos rangs. Au fur et à mesure. Mais nous avions tout de même des principes. Seuls les personnes créant des victimes, et étant impunis serait nos propres victimes. Un paradoxe. Mais la vengeance est un cercle vicieux, un Ouroboros d'auto-destruction. Mais il fallait bien quelqu'un pour le faire. Si nous avions été là plus tôt, sans doute qu'Alicia n'aurait jamais eu autant de soucis et serait encore de ce monde. Tout ces connards puant l'était désormais. Et puis tout se finis avec la trahison de Vince.





Me perdant dans mes pensées, je ne m'était rendu compte que très en retard de ce que j'entendais. Un léger son, comme une voix chantante. Je reviendrai sans doute sur cette histoire un jour. Malgré le fait que mes sens partaient dans tout les sens à cause de l'herbe, j'arrivai tout de même à me concentrer sur la source de la voix.
J'étais à l'intérieur du bâtiment, et je parcourais ses longs escaliers, couloirs, à sa recherche. Je commençais à entendre ce qu'elle disait.


"And noooooow !"

La voix se rapprochait de plus en plus de moi au fur et à mesure de mes pas haletant.

"And nooooooooow !"


C'était une voix féminine.

"And nooooooooooow !"

J'arrivai devant la source de ce chant qui me hantait. Elle était de dos, une robe noire, avec les manches et le col blanc. Ainsi qu'un truc noir au cou. Elle a les cheveux noirs courts. Et elle se retourna.

"Now, you say you love me ~"

"Alicia ?" dis-je.

Ma perception visuelle était assez étrange, les couleurs devenait vives, parfois étaient flous, tremblantes. Je sentais la vague de mon joint qui commençais à me parcourir violemment le corps, et ses effets tapaient directement sur mon cerveau. Elle portait quasiment la même tenue, j'aurai du la reconnaître. Ses yeux étais bien différents, cependant, d'une couleur bien plus claire. Gris. Et c'était bien plus perçant que d'habitude. Même ses cheveux étais plus noirs, et... la coiffure était différente. Qu'est-ce qu'il se passait, bon sang ?

"Now, you say you're sorry."

"Qu'est-ce que... Qu'est-ce que tu fais là ? Pourquoi tu as disparu tout à l'heure ? Tu as changé..." dis-je, perdu.

"Allons, allons. Ce n'est pas l'attitude que le grand Derek est censé avoir. Man up !"


"C'est pas l'heure de dire des co..."

"Surveille ton langage, veux-tu. Tu parles quand même à une dame. La tienne, qui plus est."

"Qui est-tu ?"

"Selon toi, qui suis-je ?"


"... Je ne veux pas répondre à cette question."

"Tu as toujours fuis. Tu avais commencé à devenir enfin un homme quand tu m'avais dit que tu m'aimais."

"Et je t'aime."

C'était bien elle, finalement.

"Puis tu as recommencé à fuir après ça."
dis-elle en levant ses poignets pour me les montrer. Plaies béantes, saignant abondamment, et c'était un véritable flashback de ce que j'avais ressenti à ce moment là. Quand je l'avais découverte gisant dans sa chambre.

"Why the long face ?" me dis-elle, en gloussant légèrement.

"... Je suis désolé."

"Ah ! Je savais que tu allais me dire ça. A ton avis, pourquoi chantais-je cette chanson ?"

Elle regarda le plafond et ferma les yeux, tandis que je me sentais mal. Ce malaise pris le total contrôle de mon corps. Et c'était pas la drogue. Voir Alicia, deux fois dans la même journée. J'ai jamais halluciner de ma vie, alors qu'est-ce qu'il se passe putain de merde ?

Et elle chantais.

"Now, you say you love me."

J'étais perdu. Comme si j'étais passé dans un trou noir, l'antimatière rongeant la mienne, mon esprit se dissolvant à chaque non-secondes pour ce qui semblait être une éternité.

Et elle chantais.

"Now, you say you love me."


Elle ouvrit les yeux, et ses yeux bleus-gris lisait en moi douloureusement.

Et elle chantais.

"Now, you say you're sorry."


S'approchant doucement de moi tel un fantôme, elle déposa sa main sur ma joue.
Et elle était chaude. Une longue larme s'écoula de mes yeux qui étaient perdus dans les siens.

"Tu es bien vivante..."
dis-je, ravie de cette nouvelle.

"Oui. Ou peut-être ne suis-je que ce que tu espères."

"Ce que j'espère s'est réalisé, et c'est tant mieux."

Ses lèvres s'approchèrent des miennes, son souffle se mariant au miens. Et nous nous embrassions tendrement, tandis que je la serrais fort contre moi. Mes yeux se fermait seuls, et je laissais couler tout ce qui n'était pas sortis depuis très longtemps.
J'ouvris les yeux, et elle recula.

"On se reverra." me dit-elle

"Quoi ?! Mais..."
répondis-je.

"Chaque chose en son temps. Maintenant dis-moi que tu m'aimes."

"Je t'aime."

"Moi aussi. Derek... Courir désespérément après le bonheur n'est absolument pas le bonheur."

Elle sortis un flingue.

"Alicia, pourqu..."


"Shh... Maintenant, dis-moi que tu es désolé."


"Je suis désolé."

"Moi aussi."

Elle souris. Pointa l'arme en direction de mon cœur.

"Bang !" dit-elle en pressant la gâchette.

La balle transperça mon cœur. Mon hémoglobine lessivant la couleur de mon t-shirt pour en devenir une autre. Ma tête tournais, ma vue se floutais, et je tombais à genou sur le sol. Je la regardais droit dans les yeux. Puis je tombais au sol. Ma conscience coagulant autant que mon sang se répandant sur le sol.

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Cancre

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MessageSujet: Re: The Phantom Pain.   Mer 23 Sep - 10:10

The Phantom Pain
Chapitre 3: AD


"Comment te sens-tu ?" me dit cette douce voix féminine ayant apparemment mon âge d'après le timbre.

"Vide." répondis-je, les yeux fermés.

"Il semblerait que tu ais enfin réussi à atteindre le vide intérieur que tu recherchais tant."

"Ouais. Je crois."

"C'est une bonne chose. Après tout, tu n'as rien à craindre ici."

"Ici ?"

"Tu ne sais pas où tu es ?"

"... Question rhétorique ?"

"Question rhétorique."

"Ou suis-je donc ?"

"Ouvre les yeux, et observe par toi-même."

"A vrai dire, j'ai pas vraiment envie. J'aimerai juste les garder fermés jusqu'à la fin des temps. Il est bien plus intéressant d'être perdu dans ses pensées que d'observer le monde abjecte qui nous entour en levant une protection mental pour ne point devenir fou."

"Raison de plus pour que tu ouvres tes yeux."


En les ouvrant, je fût quelque peu choqué de ce qui s'érigea à ma vue. Les couleurs étaient un mélange de blanc noyé dans du noir, avec un reflet bleue qui malgré sa lueur était foncée. J'étais sur une sorte de plate-forme plutôt grande, et de nombreux escaliers se dressait dans le paysage allant vers des lieux inconnus, et on était en extérieur. A l'horizon, tout ce que je voyais était des bâtiments délabrés se noyant dans de l'eau ténébreuse, ce qui me laissait foutrement perplexe. Et juste devant moi. Une femme.

"... Qui est-tu ?" lui dis-je, un doute à l'esprit.

"Question rhétorique ?"

"... Si on veut."

"Je suis ce que tu veux voir. La personne qui est la plus apte à apparaitre ici."

"Alicia."

"Bingo"
me répondit-elle souriante.

"Et on est-où ?"

"Question rhétorique ?"
disais-je en même temps qu'elle, ce qui provoqua un rire de sa part, avant qu'elle ne réponde à la précédente question: "Et bien c'est compliqué..."

Elle se leva pour se déplacer au bord de la plate-forme, je fis de même pour la rejoindre.

"Nous sommes dans ta psyché."

"Ma psyché ? On est dans une putain de fiction ?"

"Va savoir. Mais je suis sûr que ça te plairait bien."

"Ouais... Au moins, ma vie serait intéressante et divertissant pour certains. Leurs vies médiocres et vides de sens serait enfin pimenté par une vie faites de malheur, de conneries, et d'émotivité dramatique."

"Tu as toujours le don de te mettre en spectacle, tu sais ?"

"Je sais. C'est pour ça que tu m'aimes, Alicia. Tu disais ?"


Elle sourit et repris son explication: "T'as vraiment un de ces humours, toi... Bref... Nous sommes dans ta psyché. Je sais que tu connais certains principes philosophiques de..."

"Abrège."

Elle sourit encore une fois: "Globalement, c'est ton esprit. Ton propre univers. Ta subjectivité inter..."

"Ça va, je crois que j'ai compris."

Le sourire laissa place à un soupir cette fois-ci: "Heureusement que tu es venu ici de manière calme. Si tu avais eu l'esprit agité, ça se serait pas vraiment passé de la même manière."

"Ah ouais ? Tu veux dire que j'aurai été poursuivi par mes propres démons, et que ça n'aurait pas été très jo..."

"C'est ça." répondit-elle en me coupant, ce qui, par la même occasion, me fit fermer ma gueule.

"Eh bah."

"Qu'est-ce qu'il y a ?"

"Rien. Je sais pas si je suis en train de rêver ou non."

"Plus ou moins."

"Explique."

"Tu es dans ton esprit, oui... On est proche du rêve, oui... Mais je ne sais pas si on peut vraiment appeller ça un rêve."

"Cauchemar collerait mieux ?"

"Même comme ça, j'en doute fort. C'est plus complexe qu'une simple notion de rêve, ou de rêve éveillé."

"T'es juste en train de dire que je suis un taré."

"Tu es taré, mais non, ce n'est pas ce que j'ai voulu dire."


Nos rires partirent dans l'horizon quasi-infini sous la forme d'écho. Puis elle repris la parole.

"C'est la représentation interne de ton toi."

"Seems legit."

"It is."

"Allons bon, qu'est-ce que je dois faire pour me sortir de là ?"

"Je ne sais pas."

"... Quel est l'intérêt que tu te sois mis à me déblatérer tout ce charabia évident alors ?"

"Les lecteurs."

"... Hein ?"

"Tu as bien dit que t'étais sans doute dans une putain de fiction, tout à l'heure ?"

"... Ouais ?"

"Et bien... Voilà."

"Donc je suis dans une putain de fiction."

"... Je faisais de l'humour."

"... T'es sure que mon humour est pire que l'tiens, Alicia ?"

"... Oui, pretty sure."

"Je t'emmerde."

"Non, tu m'aimes."

"Les deux alors."

Les rires, une nouvelle fois. Ça m'avait définitivement manqué. Finalement c'était pas si mal que ça cet endroit.

"Non. Ce n'est pas un endroit cool ou tu dois rester. Tu ne ferais que fuir, et ça ne résoudrait rien."

"Comment... T'as... Fait... Pour..."

"Faut vraiment tout t'expliquer toi. De toutes façons, ça n'as pas d'importance. Écoute moi, juste."


En l'observant bien, je me rendis compte de quelque chose. C'était la même Alicia que j'avais connu. Même coiffure, mêmes vêtements... La seule différence était qu'elle semblait avoir mon âge. Comme si elle avait vieillie d'un coup, où qu'elle m'avait attendue tout ce temps sans bouger, comme figer dans le temps. Ce que je dis n'as aucun sens, bordel... M'enfin, c'est pas pire que la situation actuelle. Elle était vraiment belle, et c'était une honte qu'elle n'ait pu réellement atteindre cet âge là.

"Recolle les morceaux. Et fais vite. Plus tu restes ici... Plus tu risques de finir ici." continua-elle.

"Hmpf. Je suppose que tu vas me donner un coup de main ?"

"Toujours."


Nos visages dessinèrent des sourires heureux. Pourquoi retournerais-je dans le vrai monde alors qu'ici... Je pourrai rester avec elle pour l'éternité. Plus de douleur fantôme. Juste... Elle. Alicia et Derek.

Nous parcourions les vastes contrées de mon esprit à la recherche des morceaux, histoire de recoller tout ça, pour que je puisse me réveiller, enfin... C'est ce qu'elle me disais. Je savais pertinemment qu'elle n'était que le fruit de mon imagination qui essayait tant bien que mal de colmater la plaie béante qui provoquait cette douleur fantôme... Mais je voulais accueillir à bras ouvert l'étreinte si tentante de l'illusion. Enfin, imagination. Devrais-je dire subconscient. C'est compliqué ce genre de choses.

A la fin d'un escalier, des couloirs sans fins se présentait à moi, et étrangement, peu importe ou que j'aille je trouvais une porte qui s'ouvrait vers un passage important de ma vie. A chaque fois, une leçon à en tirer et un morceau à la clé. Le cliché nécessaire, en somme. Et elle me suivait à chaque fois, en me disant ce que j'avais besoin d'entendre. Où plutôt, ce qui était nécessaire. J'apprenais ce qu'il fallait que j'apprenne sur moi. Un véritable voyage introspectif réaliste.

"La dernière porte avec le dernier morceau." dis-je.

"Oui. Et ça va être difficile." me répondit-elle, en m'agrippant fort la main tout en plongeant son regard magnifique dans le miens: "Mais je suis avec toi."

Je souriait, et pris mon courage à deux mains afin de me lancer dans cette dernière épreuve. La porte était différente des autres, elle était... banale. Trop banale. Comme une porte d'appartement. Blanche, rempli de petites tâches d'usures. Ma main se posait à peine sur la porte que mon épiderme fût brulé par une chaleur énorme. Pourtant la porte ne semblait point être brulante. J'observais le creux de ma main pour y voir inscrit en lettres de feu, rongeant mon épiderme, deux lettres: AD.
Mon regard se détourna de ma main, pour regarder Alicia droit dans les yeux, qui eut pour seule réaction d'acquiescer doucement en fermant les yeux. Je lâchais une grande expiration avant de pousser douloureusement la porte.

J'étais dans un appartement. Un appartement que je reconnus tout de suite. Ok, on va abréger tout de suite, l'appartement d'Alicia, grosse surprise, tristesse absolue, allons-y. Je me voyais de dos, face à Alicia gisant au sol. La rivière pourpre du poignet de ses veines recouvrant le sol.

"Bordel, me fais pas ça, Alicia. Me fais surtout pas ça. Reste avec moi, reste avec moi !"
mon moi du passé hurlais, tandis que Max passait la porte, horrifié. "Appelle une ambulance !", il exécuta.


Je revivais ce qui m'avait défini en tant qu'être humain et qui m'avait laissé cette cicatrice impossible à refermer au fond de mon cœur. C'était bien différent de mes souvenirs, car ici, j'avais vraiment le ressentis d'être là. Je sentais les odeurs, je ressentais les sensations vives, et non pas leurs fantôme.... Fantôme... Les fantômes sont aussi les moments que l'on regrette. Le regret de ne pas avoir agit différemment, de la manière optimale dans une situation critique. Nos mauvais choix résultant en une erreur fatale. Ce regret provoquant une douleur fantôme, insoignable, qui se répète encore, et encore, et encore, et encore, qui tourne en rond, qui tourne en rond, qui tourne en rond, qui nous met dans le tambour de la machine et nous laisse lessivé. La perte des couleurs vives suivant naturellement pour ne laisser que le noir et le blanc.

"Derek... Tu es venu..." dit-elle péniblement, chaque mots s'impactant, à nouveau, sur mon cœur comme un coup de jus extrême "Désolé que tu me vois ainsi... Tu n'es... pas responsable. C'est juste que..."


Si, j'étais responsable. Si j'avais agis plus tôt. Si j'avais remarqué les signes. Si mon cerveau n'avait pas été celui d'un ado attardé. Si j'avais pris mon courage à deux mains. Si... Ces si qui scient simplement les signes salvateurs. Si, au lieu de nous focaliser sur le moment douloureux, nous nous intéressions plutôt au données que nous avions ratés. Ou bien... Simplement... Que la rédemption est impossible, et que partir en sa recherche est une cause perdue d'avance dans ce genre de cas. Il vaut mieux mal faire le bien, que de bien faire le mal. L'important est l'intention, je pense...

"Alicia, ne te fatigue pas à parler, reste consciente, c'est tout ce que je te demande." dit le moi du passé, inquiet, avant de tourner la tête vers Max qui confirma que l'ambulance était en route. "Écoute, l'ambulance va être là dans pas longtemps, donc je vais juste te demander de rester avec nous."

Au lieu de paniquer, j'aurai pu lui faire un garrot pour essayer de calmer l'hémorragie. Même en sachant qu'il ne faut pas, me revoilà à me retriturer l'esprit. Généralement, dans l'acte de l'acceptation, il y a le passage de la justification. J'étais jeune, je n'était pas "fini", et surtout, je n'étais pas courageux, ni n'avait le sens des responsabilités. Il est triste de savoir que l'on progresse par la douleur.

"Non... écoute... Je suis l'oiseau de mauvais augure depuis toute petite... Je fais du mal partout ou je vais et... C'est pareil avec vous... Alors je veux tout arrêter."
dit la Alicia du passé.

Elle aussi essayait de justifier son acte. Le paradoxe de l'être humain malheureux. Source de drames infinies pour les tabloïds, et la fiction pour divertir ces putains de larves en manque de sensations fortes.

Le père entra dans l'appartement en demandant ce que le moi du passé et Max foutions la. "Qu'est-ce qu'elle... Tu te fous de ma gueule c'est de ta faute si..." dis le moi du passé en s'avançant vers lui, comptant lui faire la peau.

Blackout.


Puis tout ce qu'il s'était passé les jours d'après s'enchaînèrent devant mes yeux.

"Tu pleures ?"

"Non. C'est seulement la pluie."

"Mais il ne pleut pas."

"Justement."


Alicia s'avança vers moi avec le dernier morceau nécessaire à ma libération psychique.

"Te souviens-tu de ce que tu voulais dire par ton dernier mot ?" me dit Alicia.

"Pourquoi me poses-tu la question ? Tu sais déjà la réponse."
répondis-je

"Justement."

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Cancre

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MessageSujet: Re: The Phantom Pain.   Mer 23 Sep - 12:42

The Phantom Pain
Chapitre 4: How to be eaten by a Woman


Le soleil violentais mon crâne de sa chaleur intense provoquant un réveil quelque peu brutal. J'ouvrais les yeux, et très franchement, je savais pas trop ou j'étais. J'observais les alentours, et tout ce que je voyais était des bâtiments, avec des kanjis. Une ville japonaise ? Okay, je suis toujours pas réveillé. Ça, c'est indéniable. En plus, ma vision déconnait. En me déplaçant dans ce petit bout de village, qui était aussi vide qu'une ville fantôme, les couleurs étaient... disposées de manière étrange. Je sais pas trop comment décrire tout ça, mais c'est comme si elles était vibrantes. Littéralement.

Et tout était vide. Aucune personne, aucun bruit, aucune ambiance. Le néant représenté par un village japonais stéréotypé ? On aura vu mieux. La dernière chose dont je me souviens, c'est d'avoir discuté avec Alicia après avoir vécu encore une fois son suicide et puis... Plus rien. Le blackout total. Et me voila ici. Encore plus paumé qu'avant.

Soudain, je fût réveillé de ma léthargie sensorielle par des bruits de pas lointain. Je me tournais vers la grande "rue", et elle était là. Une nana avec un long pull noir, des portes-jarretelles accrochée à des stockings, ce qui était très franchement super sexy, d'autant plus qu'elle avait de longs cheveux noirs qui cascadait de manière surréaliste. En effet, il n'y avait absolument aucun vent. Le temps était aussi figé que l'espace, excepté pour nous deux.

Ses bras était dans son dos, et dès qu'elle... Okay, elle à un katana qu'elle vient juste de dégainer. Si je suis encore dans l'abysse de mon cerveau de geek, c'est plutôt normal de se taper ce genre de trucs. Cependant, un truc clochait, je ne pouvais pas déchiffrer les traits de son visage, qui était... flou ? Quelque chose comme ça.

La tension était palpable. Le suspens haletant. Et ma bite au garde-à-vous. J'ai réellement le sens des priorités, mais en même tant, une nana qui est totalement mon genre avec un putain de katana dans les mains après tout ce qui s'est passé, c'est foutrement pas de refus. Mais... Quand bien même elle pouvait être magnifique, et avait probablement un jolie minoie, je n'allais pas me laisser faire comme ça. Une rapide observation de mon environnement pour trouver de quoi me défendre et... Bingo, un katana. How convinient.

"Oh..." lança la demoiselle ouvrant enfin ses lèvres pour produire un son humain, "Tu comptes te battre ?"

"Ouais... J'ai pas trop envie de crever en fait. Encore." répondis-je.

"Soit. Sache juste que tes actes ne resterons pas impunis."

"Yep, yep, yep, yep. Cut the crap, et attaque."

Elle fonça vers moi avec une vitesse prodigieuse, tellement que je n'eus même pas le temps de sortir mon katana de son fourreau. Heureusement, un saya c'est plutôt résistant, et ça me permit de bloquer les deux, trois premiers coups rapides qu'elle enchaîna foutrement rapidement. Le quatrième coup fût porter au niveau de ma tête. Ce qui veut dire que sa punition, c'est la mort. Génial, encore une. J'esquivais en tournant sur moi-même, sa lame effleurant suffisamment ma joue pour laisser une coupure, tandis que je dégainais la mienne pour lui envoyer directement dans la gueule sur le retour. Elle avait décalé le sabre. Elle était loin d'être une amatrice. Même pas un blocage bourrin, mais un véritable décalage glissé de la lame. Malgré notre distance, son visage restait sombre et flou. Perturbant au maximum. Creepy, même.

Ce qui était réellement perturbant par contre, c'était le bruit qui venait de derrière moi. C'est un véritable problème quand on essaye de combattre pour sa vie, surtout que ça peut être une attaque en traitre, ce qu'il ne faut pas négliger non plus. Dilemme. Si je me retourne, et qu'il n'y as rien, elle a le temps de me buter, ce qui serait con. Si je me retourne, et qu'il y a quelque chose, elle a quand même le temps de me buter, ce qui serait con aussi, mais moins quand même. Bon bah... YOLO. YOLT dans mon cas. You Only Live Twice. Ouais, même en face de la mort sous les traits d'une jeune femme, j'ai l'sens de l'humour !

Je me retournais et... Une autre nana. Même tenue. Même visage flouté, mais la coiffure et la forme du visage différait de l'autre. Petite esquive du coup latéral histoire de me repositionner face au deux, et... Oh merde. Elles était quatre, maintenant. Putain de bordel, qu'est-ce que c'est que ce merdier. D'autant plus qu'elles me fonçaient maintenant dessus avec une rapidité fulgurante, j'essayai de bloquer leurs coups... En vain. Leurs lames tranchantes glissait le long de ma peau maintenant brulante pour laisser des traits nets de couleur pourpre. Et ça s'arrêtait pas. Et quand ce fut fini. Un de mes genou était au sol, et je me tenais péniblement à ma lame plantée dans le sol.

Ces créatures de la mort se mirent en cercle autour de moi et la leurs visages dévirent clairs. D'autant plus qu'elles étaient beaucoup plus, maintenant. C'était toutes les nanas que j'avais plus ou moins aimés, et celles que j'avais blessés dans mon élan auto-destructeur d'hédoniste masochiste mal-léché. Elles me regardaient droit dans les yeux, tandis que je me levais.

"Mesdemoiselles." dis-je avant que celle du milieu, la première à m'avoir attaquer s'avance vers moi. C'était bien évidemment Alicia.

"Combien de temps penses-tu continuer à fuir ainsi ? A éviter de réparer tes pots cassés ?"

"Je ne sais pas, Alicia. Je ne sais pas."


On y revient. La douleur fantôme, bien entendue. Se faire mal en fuyant pour éviter d'avoir mal. Le paradoxe du dépressif qui s'auto-déteste. Au final, tout nous fait du mal, et ça nous fait paradoxalement du bien. La logique derrière tout ça ? Peut-être est-ce notre manière d'accomplir notre rédemption. Parfois, les mots n'ont aucune importance. C'est les actes. Et les faits.

"Derek. Grandis un peu."
me dit-elle avant de m'enfoncer sa longue lame dans le cœur.

"Putain. Je suis déjà mort une fois de tes mains, pas deux !" répondis-je en gueulant.

"Justement, Derek. Justement."

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MessageSujet: Re: The Phantom Pain.   Jeu 24 Sep - 9:43

The Phantom Pain
Chapitre 5: The Man Who Sold The World



"Je suis enfin là."



Vide. Néant. Moi. L'Autre. Regard croisés. Lumière. Son. Aiguë. Réveil.

Le plafond était carré, blanc. J'essayai de regarder autour de moi, mais ma vision était floue. J'entendais des bips sur le coté. Une personne, au loin. Impossible de définir qui il était. Trop flou. Il s'approchait de moi. Regard impossible à définir, lunettes de soleil. Cheveux châtain clair. Sa voix me dit quelque chose.

"Ça fait longtemps, mon ami." me dit-il.

"T'es... Qui est-tu ?" répondis-je, confus.

"Voyons. Ce n'est pas une bonne manière d’accueillir un vieil ami."

"Tu... ne me reconnais pas ?"


Il se rapprocha de mon visage et retira ses lunettes, montrant un œil blanc balafré. Et je le regardais dans les yeux.

"Tu ne reconnais pas... L'homme que tu as brisé, blessé et laissé pour mort ?"

"Vincent. Je pensais que tu étais mort seul."

"Oh, non. Pas moi. Surtout pas après que vous m'ayez trahi."

"Tu nous as trahi ! Tu as utilisé la bande à tes fins de vengeance !"

"Et que crois-tu que tu faisais initialement ? Tu avais crée cette bande pour la vengeance, et tu l'as utilisé pour la vengeance. Je n'ai fait que suivre ton... exemple."

"C'est faux... C'était pas le but..."


Il riait de bon cœur, et me répondit :"Si c'est ce que tu penses. Maintenant, Derek. Qu'est-ce que ça fait d'être à ma place ?"

"... C'est toi qui m'as mis dans cet état ?"

Il éclata de rire.

"Je suis venu ici pour te rendre la monnaie de ta pièce. Mes cicatrices brûlent depuis tout ce temps, et..."


Il m'agrippa au cou, et commença à serrer. L'air ne passait plus. J'étouffais, je n'avais pas assez d'énergie pour le repousser. Les machines bipaient de plus en plus. Des personnes en tenue blanches rentrèrent dans la pièce pour essayer de l'arrêter.

"Derek, ça faisait longtemps n'est-ce pas ?"

"Oui. Je pensais que tu étais mort seul."


"Oh, non. Pas moi. Je n'ai jamais perdu le contrôle."

"Vraiment ?"

"Vraiment."

Il se tenais devant moi. Nous avions les mêmes vêtements, et il était brun, comme moi. Mais il était beaucoup plus sombre que moi. Pas dans la couleur de peau. Mais dans l'apparence globale, comme si il était dans l'obscurité.

"Réveille-toi."
me dit-il.

"Mais je suis réveillé."
répondis-je.

"Justement."


Plafond blanc. Carré. Infirmière. Le médecin rentra dans la chambre.

"Derek ?"
me dit-il.

"Oui. C'est moi. Je crois." répondis-je.

"Bien, tu es réveillé."

"Comment ça se fait que j'ai atterrit là, Doc' ?"

"Allons, chaque choses en son temps. Tout d'abord, je dois dire que c'est un cas extrêmement rare. Quand tu as été retrouvé, tu était inconscient. Si nous ne t'avions pas retrouver à temps, tu serais probablement dans un coma."


"Coma, hein ? Ça me rappelle vaguement quelque chose." dis-je, un sourire narquois aux lèvres.

"Cependant. Tu as été dans un coma pendant une semaine. Nous avons fait des analyses, et... Je dois dire que c'est un miracle que tu sois encore debout. Ton corps avait des traces d'alcool fort, Whisky principalement. Et aussi beaucoup de drogues. Qu'un adolescent de ton âge résiste autant à ça, c'est..."

"Un miracle, doc ?"

"C'est ça. Cependant, tu risques d'avoir quelques problèmes..."

"Séquelles ?"

"Et bien... Oui. Normalement, selon nos estimations, cela devrait durer quelques temps sans pour autant être définitif. Selon la substance ingérée, les symptômes changent. Vu que les plus grandes traces sont celles de cannabis, voilà notre diagnostique. Yeux rouges, cela devrait passé dans quelques temps, une altération de la mémoire immédiate, ainsi que des troubles de la perception du temps et... Nous doutons de cette possibilité mais... Peut révéler une schizophrénie latente."

"Schizophrénie, huh."

"Oui, mais au vu des tests que nous avons effectué. Cette "séquelle" est improbable."

"Je pense pareil, doc."

"A noter aussi, la possibilité d'hallucinations. Mais cela ne devrait pas se produire. Le sevrage se passe bien. Tu devrais être guéri d'ici quelques jours, tout au plus."

"C'est bon à savoir, doc."


Je fermais les yeux.

"Mère viendra te chercher."

"Je sais."


Je plongeais dans un monde de sommeil.

"Penses-tu t'en sortir ?"


"Question rhétorique ?" répondis-je

"Question rhétorique."


"Erf, je me demande juste ce que tu fous là."


"Tu sais très bien ce que je fais là."


"Je n'ai pas besoin de toi. Dégage."

"Ce n'est pas des manières de parler à la personne qui te maintiens en vie."


"Ben voyons. Si tu n'existais pas, peut-être que j'irai bien mieux. Tu penses pas ?"


Le rire envahi le vide absolu: "C'est ce que tu crois, Derek. Mais ce n'est pas ce qu'elle pense, elle."

"Elle ?" disais-je en ouvrant les yeux

"Tu sais très bien voyons."
Elle était là. A ses genoux. Souriante. Une laisse autour du cou.

"Laisse là partir."


"Mais... Elle est là car elle le veut."

"Fous-toi pas de ma gueule."

"Mais... Je ne dis que la vérité."

"... Je vais te tuer."


"Ah ! Maintenant, tu te réveilles."


Musique. David Bowie. The Man who sold the World. Fitting. Plafond. Carrés blanc.

"Tu vas bien ?" me dit l'infirmière.

"Ouais." répondis-je.

"Tu as de la visite."


Oh non, pas encore putain. A chaque fois que j'ai de la visite ça se passe mal.

"Derek ?"

C'était Max, et le reste de la bande.

"Putain, j'ai cru que c'était encore l'autre barge." dis-je

"L'autre barge ?"

"Vince."

"Mais... tu sais très bien que c'est impossible qu'il puisse passer."

"Pourtant il était là. Vengeance, disait-il en voulant me buter. Encore une fois."

"Bon, j'appellerai des anciens histoire de voir si il est vraiment en ville, et je ferai en sorte que tu ne sois pas seul."

"Merci, mec."


Kim s'approcha de moi et déposa sa main contre la mienne.

"Tu te sens comment ?" me dit-elle inquiète.

"Comme une merde." répondis-je, confiant.

"C'est pas étonnant... Pourquoi tu te mets dans ce genre d'état ?"

"Parce que... C'est ce qui me permet d'aller bien, je suppose."

"Comment peut-tu aller bien alors que ça te fais du mal ?"

"Question rhétorique, ma chère."


Kim avait toujours été là pour moi, et je sais pas comment elle faisait pour tenir. Elle était amoureuse de moi à l'époque, et c'était la meilleure pote d'Alicia. Elle avait fait en sorte que l'on sorte ensemble. Une nana en or, qui sait ce qu'est vraiment l'amour. Elle s'était effacée pour que l'on puisse être heureux. Et moi, j'avais agis en connard.

"Définitivement."

"Définitivement quoi ?"


"Tu sais très bien. Que comptes-tu faire à présent ?"


"Je ne sais pas. Je pensais que nous étions mort seuls."

"Ça ne change pas de d'habitude."


"Toi et lui, qui êtes-vous ?"


"Tu ne sais pas ?"

"Si je te pose la question."






"Tu es..."





La vie est une chose bien étrange. La subjectivité tout autant. Malgré toutes les données que vous aurez, au final, tout ce que vous obtiendrez n'est qu'une fraction de la réalité, un grain de sable dans le désert, une goutte d'eau dans l'océan. L'objectivité formelle est inatteignable. Ce que vous voyez de vos yeux n'est pas ce que verrons les autres, et vice-versa. Votre vision du monde face au monde lui-même. Quand bien même vous tentez de résoudre l'équation, elle restera quand même un mystère. Les souvenirs, la mémoire, ce que vous voyez, tout ça vous appartiens sans vous appartenir. Vos actions entraînent d'autres actions dont vous n'avez pas le contrôle, et certaines personnes veulent juste voir le monde brûler. Et vous ne comprendrez jamais pourquoi. L'amour se ressemble sans se ressembler, pareil pour la haine, la tristesse, le vide, la dépression, la vie, la mort. A quoi bon essayer de comprendre, si ce n'est que pour être encore plus perdu que l'on ne l'était initialement. Les fantômes sont partout, prêt à vous laisser les cicatrices béantes après vous avoir infligés leurs blessures, résultant en la douleur fantôme. Le temps passera, et vous oublierez. Comme tout le monde. Mais la douleur reste toujours là, au fond de vous. Quoique vous fassiez. La question est: Êtes-vous capable de la supporter pour vivre une belle et longue vie faîtes de sacrifices ?





"Face à face..."





Les fantômes ne sont pas juste les autres: Ils sont aussi... Toi. Et moi. Nous sommes tous des fantômes. Tu laisses autant des marques que j'en laisse. Tu te fais blesser, et tu blesses. Ne pense pas être exempt de défaut. Tu en as. J'en ai. Ils en ont. Nous sommes imparfaits, beau et hideux à la fois. Les personnes qui ont disparut de ta vie son tes fantômes, et tu es le leurs. Toi aussi, tu as disparut de la vie de certains. Un chemin qui se sépare en deux, en trois, en quatre, en une infinité de chemins pour une vie différente. Ceux qui était tes amis, seront peut-être tes ennemis. Ceux avec qui tu t'entendais le plus, tes meilleurs amis, ton copain, ta copine, seront probablement ceux avec qui tu t'entendras le moins. Les gouttes d'eau que constitue la race humaine dans cet océan sociétal sont bloqués par des frontières. L'union n'existe qu'en communautarisme éphémère. Le destin existe probablement, ainsi que la fatalité. Le karma aussi, sans doute. Qu'es t'on face à la grandeur de l'univers ? Qu'est-ce qu'un grain de sable ne durant qu'une fraction de seconde, voulant se mesurer à la grandeur de l'univers, à cet histoire éternelle de commencement, de destruction, et de renouveau ? Ce cycle perpétuellement infini. Un grand pessimisme n'est-il pas qu'un grand optimisme, face à cette immensité incompréhensible et éphémère ? Que sommes-nous au final ? Des fantômes. C'est notre marque dans cet univers. Certains seront des fantômes vivant éternellement comme empreinte, que ce soit par leurs actes, leurs importance, leurs créations. D'autres, comme moi, seront oubliés d'ici quelques centaines d'années. Et ce, même si nous étions les personnes les plus importantes dans les yeux de certains. Que reste-il à la fin de tout ça, quand nous seront tous partis depuis longtemps ? La douleur fantôme. Quand je dis que tu es autant un fantôme que je le suis tout autant, je ne parle pas que de ce que tu comprends. Je parle aussi du fantôme que tu as au fond de toi. Tu sais... Le monstre, le démon, ce sac à vices qui vit tout au fond de ton esprit, prêt à se réveillé un jour ou tu baisses ta garde, que tu abandonnes et te laisse aller à la facilité. Quand tu te regardes dans le miroir, il te regarde aussi. Ton fantôme. Le mien. Tout ce qui reste: La douleur fantôme.





"Avec l'homme qui vendit le monde."





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Cancre

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MessageSujet: Re: The Phantom Pain.   Sam 26 Sep - 0:17

The Phantom Pain
Chapitre 6: Armageddon


Note de Derek: J'ai voulu m'amuser et expérimenté avec ce chapitre, veuillez-donc, pardonner, l'imperfection de la forme. Merci.

Chaque chose à une fin. Et chaque action mène à cette même fin. La question est de savoir quand est-ce qu'elle arrivera, et de quelle fin il s'agira. Le mot « fin » suivant le contexte peut vouloir dire des choses différentes. Et vu l'endroit ou j'étais, je savais pertinemment de quelle fin il s'agissait. Décrire l'endroit serait difficile, ce qui est sûr c'est que c'était abstrait. Une allégorie d'une apocalypse ancestrale transmise par des gênes maudits. Un premier prisme psychique bien populaire de ma perception poudreuse se perdu dans ma pensée. L'environnement perdu toute accroche logique, et bien entendu, vu que la présence de ce passé omniprésent n'est toujours pas passé, la manifestation qui pour une fois n'était pas malsaine se manifesta sous mes yeux balayant la monotonie monochrome sans surprise. Elle. Toujours elle. De toutes façons, à la fin de la journée, c'est toujours à propos d'elle.

Le décor décolla directement dans ce désert décousu me laissant désespérément désappointé. Bleu. Couleur dominante. Ce qui restait du décor explosa pour ne laisser que de minuscules morceaux de je ne sais quoi flotter dans l'air, comme si le temps était figé.

« Le temps tempère toutes les tumultes tortionnaires du tourment terminal. »
me dit-elle.

Je me retournais rapidement vers le retour de mon revenant.

« Mais, manifestement, l'amour et la mort ne marchent pas main dans la main. La finalité est fidèle, finalement.» répondis-je.

Elle était évidement étincelante, tandis que l'air était électrique. Ses cheveux avait poussés, d'un noir corbeau. Ses yeux était aussi bleu que l'océan sous nos pieds.

« Sache que soir et sainteté sont la symbiose sarcastique d'une société synonyme de sénescence, le songe d'une hypocrisie. La décadence d'une dictature de la dégénérescence, camouflée calmement comme un cadeau, celui de la bien-pensance charnière. Alors qu'il n'en est rien. » dit-elle, aussi calme que l'eau.

« Tu as raison, le retour de bâton arrivera bientôt. Cependant, je ne comprend pas ce qu'est ce carnaval des cuites. Je suis perdu. »

« Je le sais. Saisis cette chance pour savoir tout ce que veux. »

« Pourquoi ? »

« Pourquoi quoi ? »

« Pourquoi reviens-tu sans cesse chasser cette chance de sourire ? »

« Ce n'est pas mon propre choix. »


« … Qui fais-donc ça ? »

« Moi ! » cria le nouveau venu, dans ce vide.

« Qui es-tu ? » dis-je, incapable de décrire cet individu.

« Voila une vraie question, finalement ! Vois-tu, je ne suis que la véracité des vicissitudes de la vie, ta vie. Là ou tu fais vœu de valeur, je vais vœu de vices. Lorsque tu vois une vision violente, c'est un véritable plaisir vorace pour moi que de te le faire visionner. Encore plus lorsque tu te vautres dans ce vice vivifiant lorsque tu es en ville, qu'est la volonté de vivement t'envoler volontairement dans ce viol vicieusement vorace de ta volition vicieuse et vile. En vérité, je viens à toi de mon visage vaniteux lorsque ton esprit est vacant de tes escapades vraiment viriles lorsque tu voyages dans ces vulgaires vagins, véritable vestiges des vermines s'étant versés de manière virulente. Mais avant que la conversation ne vire à un monologue, je veux voir ton visage plein de volonté s'éteindre à jamais. En vérité, je suis toi, et tu es moi. »


« … Tu es … ? »
répondis-je d'une question rhétorique.

« Normalement, la naissance de la négation naïve n'attend pas. Donc ne me fais pas attendre une nanoseconde, je suis impatient de voir chaque nanomètre de ton visage navrant se naufragé dans chaque nanogramme de ce nappage nasillard après avoir navigué désespérément dans cette névrose narcissique d'une naissance nébuleuse digne d'un nouveau né. Le nain qui naît dans une nation nauséabonde, néanmoins nécessaire pour les nécessiteux, ceux de la négativité négligente, ne négociant pas, ne sait pas ce qui l'attend. Même le népotisme est nauséabond dans cette nation nettoyant le vieux, pour laisser place au neuf. Non, être neutre lorsque l'on est neurodégénératif n'est pas niais, sans doute nihiliste, mais pas besoin d'être Nostradamus pour savoir ou nous allons. »

« Tu veux en arriver où... ? »

« Oh... Aucune réaction. Quelle surprise. »

« Ce n'est pas surprenant... Le fait que tu sois fatalement en vie, me freine dans cette folle vie, tu n'es que la fissure de ma fuite, mon fantôme faisant un face-à-face fâcheux avec ma faible personne, mais facilitant la compréhension du facteur responsable de mon état faiblissant.»

« Je rêve. Me revoir ne te remet pas en question. »

« Obligatoirement, si. Tu es l'ombre que j'avais oubliée au fond de mon être. Une once d'obsession, sans omettre l'onde de choc de ce que je ne pu oublié. Et te voilà. »

« Navrant. »


Elle était toujours là, elle aussi. La neige commençais à tomber. Et je ne réagissais plus, comme si je n'avais plus d'émotions. Ce n'était pas ma première rencontre avec lui. Moi. Ma négativité. C'était surprenant qu'il sois toujours là, mais ça ne l'était pas en même temps. Il s'approcha d'elle, et lui mis la main sur l'épaule.

« Qu'en dis-tu Alicia ? Aime-tu vraiment cet adolescent ambiguë, l’apôtre du paradoxe ambivalent, aimant se complaire dans l'alcool et sa partie animale. Ou préfères-tu... Moi. » lui dit-il.

« Je suis à toi. » lui répondis-elle, en le regardant dans les yeux.

Un reflux d'émotions nerveuses remontèrent enfin, et j'étais le narrateur de ma névrose navrante.
Elle tourna la tête vers moi.

« Et je suis à lui. »

Je sourit.

« Nous ne sommes que les deux cotés d'une même pièce. » dis-je.

Ma partie négative tira une tête jouissive. C'était prévisible aussi. Tout l'était, finalement. Et c'était probablement le but. Ne pas être surpris, mais comprendre. Je savais maintenant ce qu'il me restait à faire.


Armageddon.


Blackout.



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MessageSujet: Re: The Phantom Pain.   Sam 26 Sep - 12:31

The Phantom Pain
Chapitre 7: Tell it by Heart




Je me baladais dans une sorte de champ de blé infini, les hautes tiges glissant le long de mon corps à chaque passage, une étendue sans fin au bout de mes yeux. Un labyrinthe de couleur dorée, la lumière du soleil se réfléchissant sur leurs surface, malgré le fait que l'on était en automne, avec le froid toujours présent.

Tout ce que je vivais n'avait plus de sens depuis mon retour dans le passé, enfin... Avait encore moins de sens. Elle se mélangeait bien dans ce décor pictural. La magnificence m'éblouit. Tout était coloré, lumineux, sauf ma personne, que ce soit en apparence qu'à l'intérieur. Son regard parla au mien.

« Tu es perdu. » me dit-il.

« Oui. » répondit le miens.

Elle flottait entre le blé et les rayons du soleil, tel un fantôme. Je ne bougeais plus. Figé. Décalé. Déphasé. Sa beauté était à quelques centimètres de mon visage, ses longs cheveux quelque peu bouclés, cascadait sur son corps autant que les tiges dorées nous noyant de leurs lueurs aveuglantes. Ses yeux était aussi triste que les miens pour je ne sais quel raison et sa bouche en forme de cœur s'associant au reste me rendit mélancolique. L'ambiance était la même et pourtant était différente, ces couleurs dorées évoquant le bonheur, malgré la tristesse dans notre cœur.

« Derek, penses-tu un jour t'en sortir ? » me dit-elle.

« Alicia, tu me reposes tout le temps les mêmes questions... » répondis-je.

« Justement. »

« Ma réponse n'as pas changée. Je ne sais pas. »

« Savoir n'est pas l'objectif, c'est réussir qui l'est. Ne reste pas coincé dans la tourmente, tu n'es responsable de rien. »

« Je suis responsable de tout. J'ai été, et je suis un lâche. Un crétin. Un imbécile. Un naïf incapable de voir ce qui l'entourait pour ce que c'était. Je suis simplement, un idiot. »

« Non. Tu n'es rien de tout ça. Peut-être que tu l'étais avant. Mais plus maintenant. Tu as grandis, mûri, évolué... Et tu continues encore. C'est ce qu'on appelle l'adolescence, mon amour. »

« L'adolescence, c'est comme l'espace. Un vide gigantesque sans vie, où l'on se perd facilement dans la solitude. »

« Oui. Mais tu passeras à autre chose. Il le faut. »

« Je... je... je peux pas, 'licia. »

« Si, tu le peux. »

« Je ne peux pas t'oublier. Je ne veux pas t'oublier. C'est inconcevable. »

« Je ne te parle pas d'oublier. Cependant, peut-être est-ce là ton problème. Tu es incapable d'oublier, ce qui te fais du mal constamment. »

« C'est que tu dis n'as aucun sens. »

« Il y en a un, j'ai bien peur. Tu prétends être incapable de tourner la page, ce qui n'est pas oublier, juste avancer. Ce qui ne te laisse que deux choix : Oublier, où te perdre dans ton abîme abyssal de tourments. »


Mon regard se leva vers le ciel, cet océan d'air bleu et pourtant si gris. Le vent s'installait comme si nous n'étions que des morceaux de paille prêt à s'envoler au loin, en ce laissant détruire peu à peu. »

« Alicia »
, lui dis-je, « Je préfère encore mourir que de t'oublier. Tu es une partie de moi à présent, malgré ce manque de présence à l'heure actuelle tu as encore un impact non-négligeable sur ma vie. »

« Derek », me répondit-elle, « Je préfère disparaître à tout jamais que de te voir mourir à petit feu. Tu te mets aux vices que tu n'aurais jamais toucher avant. L'alcool, la drogue, le tabac, l'hédonisme... Tout ça te tuera lentement, littéralement, biologiquement. »

« T'es bien placée pour parler, 'licia... De toutes façons, ça tombe bien je suis pas pressé de te rejoindre. J'ai des choses à accomplir avant que ce soit le cas. »

« C'est une bonne chose. Que comptes-tu faire ? »

« Me venger. Oui, je sais ce que tu penses. C'est vain. Bien sûr que ça l'est. C'est toujours comme ça. Tu ne reviendras pas, même si je le fais. Pourtant... ça me ferait un bien fou. La justice tombera enfin. »

« Ce n'est pas une solution. Tu as encore toute ta vie. »

« Ma vie est une petite-mort à présent. Et tu te souviens de notre chanson ? Ne craint pas la faucheuse. C'est mon cas. »

« Derek... »

« Tu sais ce que j'aimais le plus chez toi ? C'était ton calme et ta joie. Tu étais le rayon de soleil donnant de la couleur à ce monde monochrome. Et on m'as retirer cette lumière. »


Le vent s'excitait de plus en plus, la simple brise désormais tempête commençais à transformer l'ambiance mélancolique en tempête nébuleuse. Elle s'approcha de moi.

« Tu sais, Derek. Je n'ai jamais voulu que tu finisses dans cet état. »

« Comment pourrais-je le savoir ? Tu n'es qu'un fantôme de toute façon. Une fabrication de mon esprit meurtri après ma dernière rechute. »

« Oui. Je suis ce que tu as besoin de voir et d'entendre. »

« Dans ce cas, pourquoi ça me fais mal ? Pourquoi ai-je voulu te suivre avec cette symphonie de lame de rasoir avec mes veines comme instrument de mort ? »

« Parce que tu es humain, et en vie. C'est la malédiction de ceux qui restent. La douleur fantôme. »


Mon visage afficha un sourire narquois, tandis que la tempête devenait tornade.

« On y revient constamment. » dis-je

« C'est bien normal, tu es un dépressif anxieux. Tu te répètes sans cesse les mêmes choses, et c'est ce qui te fais du mal. » répondit-elle

« Si je me parle à moi-même en t'utilisant comme moyen de communication... Comment ça se fait que rien ne change ? »

« Simplement car tu ne fais que répéter par cœur des évidences que tu n'acceptes pas. »

« Logique... »

« Tout n'est que logique, la douleur psychologique, elle, ne l'est pas forcément. »


Se parler à soi-même en utilisant l'image de son ex-copine décédée provoque un sentiment bien étrange. Déprime ? Oui. Anxiété ? Oui. Tentative de suicide ? Il y a longtemps, oui. Séquelles d'une défonce trop importante ? Oui, aussi. Le résultat d'un tel cocktail ? Des hallucinations fantomatique douloureuse. Je ne suis que l'ombre de moi-même. Je ne suis que mon propre fantôme. Et tout ça... Cette routine journalière de la dépression anxieuse, un reflux anxiogène d'auto-torture, utilisant tout les regrets disponibles, pour finir par ne plus en avoir, puis finir par en crée en se plongeant dans le flot infinie de chattes alcoolisées, défoncées, et sans but, rajouté à cela un peu d'auto-détestation et vous avez là, la recette à connaître par cœur pour finir mal.

« Je me hais tu sais. » lui dis-je, droit dans les yeux.

« Je sais. Et moi je t'aime. » me répondit-elle.

« T'es bien la seule. Je ne comprend pas pourquoi. »

« Ce n'est pas parce que tu penses être une mauvaise personne que tu en est forcément une. »

« Qu'en sais-tu, douce illusion de mon esprit ? »

« Je suis ta raison. »

« Ma raison d'être. »

« Tu vois que tu comprend. »

« Je ne sais pas. »

« Si, tu le sais. »

« Non. »

« Pense-ce que tu veux. »

« C'est ce que je fais il me semble. Je suis pathétique. Je me répète sans cesse sans avancer. Je suis à une croisée de chemin, et je choisis le milieu, en reculant. Constamment. »

« Un jour, peut-être aura-tu le courage d'avancer. »

« Et quand ce jour arrivera, je serai mort. »


Cette danse de haine interne perpétuelle me consumais autant que tout ce que notre société capitaliste nous propose. Le cul, la beuh, la violence, le tabac, l'alcool. Toutes ces merdes, ces puits sans fond. Définitivement. Indubitablement. Je sais comment ça va finir... mal.


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Titre inspiré par la musique de Jami Sieber : "Tell it by Heart".

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"La cigarette posée sur mes lèvres, une petite mort à chaque bouffée de tabac incandescent."
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